Arthur Ténor


 
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 + Eridan +

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Livandil

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MessageSujet: + Eridan +   Mar 01 Avr 2008, 22:56

Je vais poster ici le prologue et les deux premiers chapitres du livre -trilogie serait plus exact- que je suis en train d'écrire. Généralement, c'est tout ce que je mets sur Internet, ayant une certaine espérance (un peu ambitieuse, certes) de le voir un jour publié. Vos commentaires me seront très utiles, merci de m'en faire part!

Prologue

L’homme arpentait nerveusement son bureau, les larges pans de son habit noir voletant derrière lui tels une ombre sinistre. De toute évidence, il attendait quelqu’un et son retard le contrariait fort. Il s’arrêta un instant, jeta un regard furieux à la lourde pendule décorée posée sur le linteau de la cheminée, et reprit sa marche. Son informateur avait intérêt à lui apporter de bonnes nouvelles s’il souhaitait quitter ce bureau en vie...et entier.
Ce qui n’était pas donné à tout le monde.
L’homme vêtu de noir avait cessé de compter les punitions infligées lorsque qu’il jugeait ne pas être obéi assez vite. Un autre coup d’œil sur l’horloge lui fit savoir que cinq nouvelles minutes s’étaient écoulées. Trop énervé pour trouver de quoi s’occuper, il se perdit dans les détails des sculptures qui ornaient la pendule. Elles représentaient des démons affreux, aux corps tordus et aux gueules hérissées de dents. Certains étaient si horribles, présentaient de telles déformations que le regard s’en détournait instinctivement, sans pour autant obtenir un spectacle plus agréable.
Le bureau, circulaire, se trouvait au sommet d’une énorme tour sise au milieu d’une forteresse de pierre grise. Le brouillard tombant avec la nuit ne permettait guère de se faire une idée précise du paysage alentour mais il devait s’agir d’une plaine aride et désolée, qui dégageait une atmosphère sinistre. La pièce elle-même n’était guère accueillante. Elle était meublée d’un large bureau de bois noir semblable à de l’ébène où étaient posés quelques plumes, des bouteilles d’encre et un certain nombre de rouleaux de parchemin. Dans la cheminée, située dans le coin opposé, brûlait un feu de flammes claires. C’était le seul élément de l’ameublement qui aurait pu apporter un quelconque réconfort à un visiteur mais, pour cela, il aurait fallu qu’il dégage de la chaleur.
Le reste du mobilier consistait en deux fauteuils de cuir placés devant le bureau, des étagères qui regorgeaient de livres et des tentures pourpres qui dissimulaient les murs. Tous étaient dans un état plus ou moins avancé d’usure, certains tombaient véritablement en poussière. Autre détail surprenant, une grande partie des volumes était cadenassée et un halo de lumière verte entourait les bibliothèques, destiné à empêcher tout intrus de s’emparer des précieux recueils.
La pièce était faite pour intimider et les ombres fantasmagoriques que dessinaient les flammes sur les tentures renforçaient cette impression.
A cet instant, on frappa à la porte. Ce fut davantage des grattements que de véritables coups, comme si le visiteur espérait ne pas se faire entendre.
-Entrez ! s’écria l’homme en noir d’une voix excédée.
Il reprit place derrière son bureau, dissimulant l’agitation qui s’était emparée de lui. Il allait peut-être enfin savoir...
Le battant s’ouvrit silencieusement et un petit homme surprenant entra dans la pièce. Il était rond de la tête au pied, comme une boule : boule de la tête, boule du ventre, boule des jambes. Vêtu d’un costume noir, il avait des cheveux d’un blond filasse qui lui retombaient sur les épaules.
-Ah, Gars’k ! fit l’homme. Tu es en retard. J’espère pour toi que tu as des nouvelles suffisamment importantes pour te faire pardonner cet écart.
La voix était froide, sèche, sans appel. Gars’k déglutit. Il adressa une prière mentale à tous les dieux qu’il connaissait, suppliant qu’on lui permette de quitter ce lieu maudit vivant. Il s’humecta les lèvres -une manie que l’homme en noir détestait- et commença, la voix chevrotante :
-Maître, j’ai des nouvelles, en effet, et qui, j’espère, vous plairont...
-Viens-en au fait.
Gars’k comprit la menace sous-jacente et décida de faire dans le concis.
-Je crois l’avoir trouvé.
Il avait bien joué, son Maître n’avait pu cacher un tressaillement. Cependant son ton était parfaitement indifférent, quoique plus incisif, lorsqu’il reprit :
-Tu crois ou tu es sûr ?
Gars’k s’humecta de nouveau les lèvres. Le Maître avait le don de le faire douter même quand il était absolument confiant. Il détestait cela mais ce n’était pas le moment de faire des réclamations. Il était déjà en position de disgrâce, il n’était pas nécessaire d’aggraver sa situation. Prenant une profonde inspiration, il déclara :
-Je suis certain. Les scanners sont formels.
-Parfait, fit le Maître, renonçant à dissimuler sa satisfaction. Cela m’aurait ennuyé de perdre mon meilleur Chasseur.
Gars’k tâcha de garder bonne contenance mais un frisson courut le long de sa moelle épinière. La menace n’était pas vaine, il savait que le moindre doute aurait précipité sa mort.
-A-t-il connaissance de son...pouvoir ?
Difficile de mettre davantage de mépris dans un seul mot.
-Sans doute mais...
-Très bien. Il n’est pas nécessaire de m’en dire plus. Je le veux ici dans trois jours...et essaie de ne pas trop l’amocher. J’en aurais besoin.
-Bien Maître, s’inclina le Chasseur.
-Tu peux disposer.
Gars’k s’inclina une seconde fois et quitta la pièce le plus rapidement qu’il l’osa, sans pour autant fuir. Une fois la porte refermée dans son dos, il s’appuya dessus, sortit un mouchoir de sa poche et s’essuya le front. Monter voir son Maître était à chaque fois une épreuve terrifiante, dont il avait du mal à se remettre. Mais, peu à peu, une pensée crût en lui, occulta son esprit, devenant de plus en plus limpide et réjouissante. Je suis en vie.
Etonnant que ces quatre petits mots puissent procurer autant de plaisir.
Ce fut en adressant une prière de louange à son panthéon personnel que Gars’k se mit à descendre les volées de marche qui menaient dans les entrailles de la forteresse.
Dans son bureau, le Maître esquissait un sourire, qui aurait presque pu paraître joyeux à un observateur inattentif. Il le tenait cet enfant, cet enfant qu’il recherchait depuis si longtemps, qui lui permettrait d’assouvir sa vengeance, et, enfin, qui lui ouvrirait les portes de tous les pouvoirs.
Eclatant d’un rire victorieux, il contempla avec ravissement un symbole gravé dans le bois du bureau. Il s’agissait d’un cercle à l’intérieur duquel douze sorciers vêtus de noir se tenaient. Tous avaient les mains tendues et, de celles-ci, jaillissaient des rayons de lumière sombre qui venaient frapper, au centre, une créature majestueuse.
Un dragon.
L’emblème des Chasseurs.


Un prologue assez classique, je sais, mais des remarques?^^
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Mar 08 Avr 2008, 19:59

Voici à présent le premier chapitre! Je suis ouverte à toutes les critiques/remarques/corrections/suggestions constructives!

Chapitre I

Mathias se réveilla brutalement, s’arrachant sans plaisir au rêve extraordinaire qu’il était en train de faire. Espérant en retrouver le fil interrompu, il replongea sous sa couette, essayant de se rendormir. Mais ce fut peine perdue, et il finit par renoncer. Ouvrant les yeux, il tourna machinalement la tête vers son réveil dont les aiguilles scintillaient doucement dans la pénombre de la chambre.
Huit heures et quart, indiquaient elles, impitoyables.
Mathias resta figé un instant, stupéfait, comme s’il ne pouvait en croire ses yeux. Puis il bondit de son lit. « Aïe, aïe, aïe, songea-t-il, tout en cherchant ses vêtements à tâtons. Arriver en retard le jour de la rentrée ! Pas vraiment le meilleur moyen de commencer une année scolaire ! »
Il s’habilla en deux minutes, enfilant en même temps sa veste kaki et les bretelles de son sac à dos, descendit en trombe dans la cuisine où il retrouva sa mère, Anna. Le regard qu’elle jeta vers la pendule et son sourire en coin rendirent le garçon penaud. Le sous-entendu était clair ; d’ailleurs, il se rappelait vaguement l’avoir sentie venir le secouer une demi-heure plus tôt, un quart d’heure après la sonnerie du réveil, d’après ce qu’il lui avait semblé. Répondant à son bonjour par un grognement maussade, il s’empressa d’avaler son petit-déjeuner, bol de chocolat et tartine de confiture puis voulut s’esquiver. Anna le retint par le bras, se jucha sur la pointe des pieds et l’embrassa sur la joue. Mathias se laissa faire puis s’exclama :
-Il faut vraiment que j’y aille. A ce soir, maman !
Anna resta dans la cuisine. Elle entendit la porte d’entrée se refermer en claquant et, une fois certaine que son fils était bien parti, elle abandonna le sourire de façade qu’elle s’était obligée à arborer devant lui.
-Enfin...c’est pour aujourd’hui, murmura-t-elle, se parlant à elle-même tout en fixant les vestiges du petit-déjeuner sur la table de la cuisine.
Elle s’était en effet promis de tout révéler à son fils le jour même, perspective d’autant plus urgente que les symptômes s’étaient déjà déclarés. Mais elle restait anxieuse. Bien que Mathias en sache déjà beaucoup, elle craignait sa réaction. Lui en voudrait-il de lui avoir caché cela pendant tant d’années ? Sans doute. Et cette crainte torturait son cœur de mère.
Mais elle devait la vérité à son fils, quoi qu’il lui en coûte. Ce serait à lui de décider.

Pour l’instant, loin des préoccupations de sa maman, Mathias marchait d’un pas rapide vers le collège, assez proche fort heureusement. A sa grande surprise, il réalisa qu’il était presque enthousiaste à l’idée de reprendre les cours, lui qui était d’habitude si peu assidu. Cependant, durant le mois d’août, il devait se l’avouer, il ne s’était guère amusé. Avec sa mère, il s’était rendu dans le sud-ouest de la France et, après avoir visité les musées et les différentes attractions offertes par la région, il s’était rabattu sur la bibliothèque locale, par bonheur bien fournie.
Il pénétra dans le collège quelques instants après la sonnerie. Les surveillants, sur le point de fermer les portes, le laissèrent passer en souriant. Ils devaient penser que, facilement excusable, il faisait exprès d’arriver en retard. Ce qui était absolument faux...
Du moins pour cette fois.
Le collège lui plaisait, au moins, il ne s’agissait pas d’une bâtisse de béton et de verre comme il en avait si souvent vues. D’allure ancienne, il comportait des arcades de pierre qui encerclaient la cour et conféraient une certaine majesté à l’établissement. Le seul ajout moderne était un ensemble de salles refaites à neuf et appelées pompeusement Laboratoires de Sciences. Le reste des bâtiments avait été réparti par année et il y avait également un gymnase, le dortoir des pensionnaires et la bibliothèque, l’endroit qu’il préférait. Elle n’était pourtant pas aussi garnie que celle de la ville mais il y dénichait toujours des romans passionnants ou des magazines. De plus, elle avait un avantage appréciable en hiver : ses radiateurs comptaient parmi les plus gros du collège.
Sans s’attarder davantage, Mathias se dirigea d’un pas rapide vers le bâtiment des troisièmes, de loin le plus vétuste. Les élèves affirmaient que les salles de classe avaient besoin d’un bon coup de peinture et que les tables dataient, au moins, du siècle dernier. N’y étant encore jamais entré, il n’avait pu vérifier ces assertions. Il s’approcha des panneaux où étaient affichées les listes des classes et les parcourut distraitement, cherchant surtout à repérer ses amis dans la foule des élèves encore en train de chercher leur numéro de salle.
-Eh ! Maaat ! On est là !
Trois adolescents, deux garçons et une fille, se détachèrent d’un groupe qui se trouvait sous le préau et s’élancèrent vers lui, un large sourire aux lèvres.
Blanche, Vianney et Kyo.
Ses amis.
Blanche, surnommée assez curieusement Lil par ses amis, avait le même âge que Mathias, treize ans et demi. Ses longs cheveux tressés étaient châtains et ses yeux, noisette. Vive et enjouée, elle aussi aimait beaucoup lire et étonnait souvent ses amis par ses connaissances. Vianney, quant à lui, avait quatorze ans depuis quelques mois. Ses cheveux étaient blonds, coupés assez courts et une mèche lui barrait le front en diagonale. Ses yeux gris, qui semblaient trop grands pour son visage mince, étaient dissimulés par de fines lunettes et il avait l’air très sérieux. En réalité, il adorait les plaisanteries et ne perdait jamais une occasion d’ironiser. Vêtu d’un long bermuda bleu et d’un polo blanc immaculé, il avait l’allure chic et discrète d’un fils de bonne famille. Il était enfant unique mais ses parents ne s’occupaient guère de lui, perpétuellement en déplacement à cause de leur métier. Kyo était d’origine chinoise. Il avait des yeux noirs et bridés et des cheveux de la même couleur qui encadraient son visage aux traits volontaires. Ses talents de dessinateur lui attiraient de nombreux compliments et ses amis lui demandaient souvent des croquis pour telle ou telle occasion. Contrairement à Vianney, plus classique, il aimait les tenues un peu extravagantes. Abandonné par ses parents alors qu’il était encore un bébé, il vivait dans un foyer de la ville.
Les quatre adolescents s’entendaient à merveille même s’ils ne s’étaient rencontrés que six mois auparavant, un mois après l’arrivée de Mathias en cours d’année.
-C’est super de se revoir, fit Vianney, mais les vacances ont passé beaucoup trop vite !
-Surtout pour Mathias, fit Blanche en souriant d’un air moqueur, tu n’avais pas compris que la rentrée, c’était aujourd’hui Monsieur-je-suis-toujours-en-retard ?
Le garçon rougit jusqu'à la racine des cheveux.
-Oui, bon, je n’ai pas réussi à me réveiller ce matin.
Il jugea néanmoins plus prudent de changer de conversation.
-Au fait, on est dans quelle classe ?
-3ème E, on est tous les quatre ensemble.
-Génial !
L’arrivée du professeur principal, M. Kergunnat, ne calma pas leur excitation. Ils entrèrent bruyamment dans la salle de cours -pas si vieille que ça, finalement- et s’installèrent non loin les uns des autres, Mathias et Blanche devant Vianney et Kyo. Au grand déplaisir de Mathias lorsqu’il s’en rendit compte, Ralph Barjas, son ennemi juré, se trouvait dans la même classe. Il y a quelques mois, les deux garçons étaient très liés. Ralph avait en effet été le premier à l’accueillir et le nouveau avait été ravi de s’être trouvé un nouvel ami, sans s’interroger sur la soudaine défiance de ses autres condisciples. Cependant, dès la cinquième, le garçon avait fondé sa propre bande qui était à présent redoutée de tous les élèves, grands et petits. Quand il s’en était aperçu, Mathias avait également compris que si Ralph s’était intéressé à lui, c’était uniquement dans un but calculé.
Et Mathias avait dû choisir : soit il rejoignait la bande, soit il s’en allait.
Profondément dégoûté par l’attitude de Ralph, il était parti.
Seul lui osait s’opposer à Ralph lorsque celui-ci décidait de s’en prendre à quelqu’un d’autre, sans doute parce qu’il était le seul qui ne le craignait pas. Cette attitude chevaleresque lui attirait parfois des ennuis avec le directeur ou le CPE mais il ne s’en souciait pas trop. L’important était de tenir Ralph éloigné des plus jeunes.
Le professeur fit l’appel :
« Blanche Abend » « Présente »
« Ralph...pardon, Raphaël Barjas » « Ouais »
« Marco Casanova » « Présent »
« Christian d’Ancourt » « Présent »
« Vianney de Valois » « Ici »
...
« Maud Fougeon » « Présente »
« Brieux Guéric » « Oui »
« Frédérique Julien » « Présente »
...
« Gaëlle Kermarec » « Présente »
« Florent Labert » « Présent »
« Mathias Landrac » « Présent »
« Anna Luca » « Oui »
« Flora Négrais » « Oui »
...
« Kyo Sohao » « Oui »
« Marjolaine Vidal » « Présente »
...
Le professeur acheva l’appel et énonça les habituelles recommandations de début d’année :
-Comme vous le savez, si vous avez pris la peine de consulter vos listes de classes, je suis M. Kergunnat, votre professeur principal et accessoirement, celui d’anglais. Nous aurons l’occasion d’en reparler. Je tiens surtout à vous faire savoir que je suis extrêmement rigoureux question règlement. Il n’est pas question qu’un élève se présente devant moi avec un carnet non signé ou une excuse boiteuse pour justifier une absence. Ceux qui me connaissent savent que je ne plaisante pas. Au fait, interrogea-t-il soudain, y a-t-il des nouveaux parmi vous ?
Un garçon aux cheveux bruns et aux yeux clairs leva la main.
-Moi, monsieur. Je m’appelle Quentin Enebert.
-Eh bien, je vous souhaite la bienvenue au collège. Les autres, je compte sur vous pour aider Quentin et lui faire visiter le collège.
Plusieurs têtes s’étaient tournées avec surprise vers le garçon et celui-ci ajouta :
-Je voulais dire, nouveau dans cette classe, en troisième. Je crois bien que je suis le seul.
Un éclat de rire secoua les élèves et même un sourire détendit les lèvres de Monsieur Kergunnat.
-Vraiment spirituel, Quentin. J’ose espérer que vous mettrez autant d’enthousiasme à écrire vos rédactions d’anglais qu’à plaisanter.
Cette fois, personne ne se permit la moindre hilarité. Travailler et s’amuser, oui ; le bazar et la paresse, non. Simple et clair pour une bonne ambiance de classe.
Mathias discutait avec Lil lorsqu’il ressentit un violent mal de tête. Cela ne l’étonna pas outre mesure, ces maux s’étaient étalés tout au long de l’été. Ils n’avaient cependant jamais été aussi brutaux. Mathias se demanda ce qu’il pouvait bien avoir cette fois-ci. Trop de télé et pas assez de sommeil ? Impossible, sa mère avait veillé à ce qu’il retrouve un rythme normal une semaine avant la rentrée, en prévision justement de ce genre de problème. Alors quoi ? Agacé, il secoua la tête. Il avait la désagréable impression qu’un hérisson, toutes épines déployées, avait élu domicile sous son crâne et s’y promenait en totale liberté.

(je l'ai coupé en deux car il était trop long pour tenir sur un seul message^^)

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MessageSujet: Re: + Eridan +   Jeu 10 Avr 2008, 23:53

Je trouve sa sympas il y a un bon suspens su le pouvoir de Mathias, beaucoup de description très détaillés (j'adore), mais j'aimerais savoir en quel année se passe l'histoire et c'est pour quand la suite?
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Ven 11 Avr 2008, 17:55

Normalement en 2005, car les héros sont nés en 1991. (Cette décision arbitraire vient du fait que j'ai commencé à réfléchir à cette histoire en 2005 et les adolescents avaient 14 ans, mon âge à l'époque. Et comme j'ai mis du temps à l'écrire...ben, ils n'ont pas encore grandi!^^
J'ai complètement oublié de mettre la suite du premier chapitre, je la mettrai le plus tôt possible car je ne l'ai pas sur l'ordinateur où je suis :/

EDIT: Voici la fin du chapitre, enfin récupérée!

Il dodelinait quand Blanche lui donna un coup de coude.
-Eh, Mathy, on te parle.
-Hum ?
-Je vous demandais d’aller chercher les emplois du temps chez les surveillants, répéta le professeur, un brin exaspéré.
-Oui, monsieur.
Le garçon se leva en vacillant légèrement. M. Kergunnat commença, gêné :
-Je devrais peut-être envoyer quelqu’un d’autre...
-Merci mais ce ne sera pas la peine, répondit Mathias, plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu.
En sortant, il entendit les ricanements de Ralph. Serrant les dents, il s’acquitta rapidement de sa mission et, en revenant, distribua les emplois du temps, évitant habilement le garçon qui tenta de lui faire un croche-pied.
Mathias parcourut son exemplaire en soupirant. Deux heures de maths suivies d’une heure de physique, il ne fallait pas exagérer. Il entrevoyait déjà la longueur des jeudis à venir.
-Tu as vu les profs qu’on a cette année ? glissa-t-il à Blanche. Qu’est-ce que tu en penses ?
-On n’est pas très gâtés mais bon, avec Vianney et Quentin, il ne devrait pas trop y avoir de problèmes.
-Mmm, ils sont vraiment sympas.
Après un regard à sa montre, M. Kergunnat estima qu’il était temps d’aller chercher leurs livres. Dans un vacarme de chaises repoussées, toute la classe se leva et se rendit à la bibliothèque où les manuels s’entassaient en piles bien ordonnées. Chaque élève choisit les siens en fonction de ses options. Ils auraient ensuite à inscrire leur nom à l’intérieur et à les recouvrir.
La cloche sonna à dix heures et demie et ils se retrouvèrent dans la cour.
-Alors, ces vacances ? attaqua immédiatement Mathias. La Martinique, c’était comment ?
Les parents de Vianney avaient offert à leur fils un mois outre-Atlantique en lui proposant d’emmener ses camarades. Si Blanche et Kyo avaient accepté avec joie, il n’en avait pas été de même pour Mathias. Il ne tenait pas à laisser sa mère seule en cette période de l’année, qui lui rappelait tant de mauvais souvenirs. Et puis, il aurait empêché les trois autres de pratiquer toutes sortes d’activités...
-Extraordinaire ! s’exclama Blanche.
Elle se lança dans un récit enthousiaste des baignades dans les eaux turquoise de la mer des Caraïbes, des plages de sable blanc et des croisières. Christian et Quentin se joignirent à eux et se lancèrent à leur tour dans le récit de leurs vacances.
Au bout de quelques instants, pour ne pas donner l’impression qu’il les fuyait, Mathias les quitta et alla lire sur un des bancs de la cour. Il avait pris cette habitude un peu particulière il y a des années, lorsqu’il avait du mal à se faire de nouveaux amis. Lorsqu’il avait quitté Ralph et avant de rencontrer Lil, Kyo et Vianney par exemple. Il les avait d’abord regardés de loin, sans vraiment les approcher, de peur d’être mal accueilli. Ils étaient considérés comme la bande la plus « cool » du collège et tout le monde essayait de les intégrer dans son groupe. De plus, ils se méfiaient de lui, ils l’avaient si souvent vu avec Ralph...Cependant, un jour, il était venu en aide à Vianney, ennuyé par la bande de l’adolescent. Les deux garçons s’étaient liés d’amitié et Vianney n’avait pas tardé à lui proposer de les rejoindre. Il avait accepté et ne le regrettait pas, même s’il n’était pas très expansif. Mais il lui arrivait encore d’avoir besoin d’un peu de solitude et surtout de rêverie.
-Mat, tu devrais aller à l’infirmerie, fit la voix de Kyo. Tu es tout pâle.
-Je te rappelle que je n’ai pas eu l’occasion de bronzer cet été, vu les trombes qu’il est tombé, rétorqua Mathias en relevant la tête.
Il lui sembla que sa migraine avait légèrement refluée mais peut-être n’avait-il tout simplement pas envie de se rendre à l’infirmerie.
-Tu devrais t’exposer un peu plus souvent, enchérit Vianney qui les avait rejoint et il se laissa tomber à son côté. Sinon, tu finiras par disparaître.
-Ou me transformer en vampire, à force de fuir la lumière !
-Préviens-moi, si tu as soif, que j’ai le temps de mettre un continent ou deux entre nous. Pfffiou ! Quelle chaleur ! Comment fais-tu pour tenir en jeans ? Tu devrais t’habiller plus léger !
Le regard furieux que lui adressa Mathias le dissuada de continuer sur cette voie. Il embraya :
-Qu’est-ce que tu lisais ? C’est bien ?...Attention, voilà Ralph ! ajouta-t-il soudain.
L’adolescent ne s’intéressait cependant pas à eux. D’un geste, il désigna un garçon seul, sans doute un nouveau. La bande l’encercla en un mouvement parfaitement orchestré et il se rendit compte du danger trop tard. Ralph s’approcha, un sourire ironique aux lèvres.
Mathias avait réagi. Malaise et livre oubliés, suivi de Lil, Vianney et Kyo, il avait forcé le cercle et s’était placé devant le garçon qui, vu sa taille, devait être en cinquième.
-Voilà la troupe des rigolos, fit Ralph.
Sa bande éclata de rire et son second, Albert, un gros garçon mou et stupide, fit un pas en avant pour saisir Kyo.
-Attends, l’interrompit Ralph. Mathias, tu ne devrais pas t’en mêler. Conseil d’ami.
-C’est gentil de me prévenir, Raphaël, répliqua Mathias en souriant. Mais, dis-moi, que comptais-tu faire ?
-Lui apprendre les bonnes manières, si tu vois ce que je veux dire.
Mathias connaissait les subtilités du langage de Ralph pour l’avoir fréquenté et il savait que le chef entendait imposer sa loi. Encerclé par la bande, il ne pouvait risquer une bataille rangée. Il ne lui restait plus qu’un moyen de s’en sortir. Il ironisa.
-Tu as besoin de ta bande entière pour cela ? Quel courage ! Il en faut pour s’en prendre à quelqu’un de deux ans plus jeune que toi, Raphaël !
Il avait insisté sur le prénom. Ralph rugit et leva le poing, Mathias se crispa en position de défense, sans prêter attention au cinquième qui poussait un gémissement de terreur dans son dos. Du coin de l’œil, il vit Blanche lui poser la main sur l’épaule pour le rasséréner.
La situation aurait probablement dégénérée si la cloche n’avait eu la bonne idée de sonner à cet instant. A contrecoeur, Ralph s’écarta, d’autant qu’un surveillant approchait, alerté par l’attitude étrange du groupe. Il eut cependant le temps de lâcher, d’un ton lourd :
-On se retrouvera, toi et moi. Et on réglera ce problème. Définitivement.
La bande se dispersa en un instant et bientôt Mathias et ses amis se retrouvèrent seuls en compagnie du cinquième, un blondinet aux yeux verts.
-Merci beaucoup, dit-il. Je m’appelle Antoine. Et toi ?
-Mathias, répondit celui-ci. Dépêche-toi de rejoindre ta classe, tu vas être en retard.
-Ah, oui. Salut !
Sur un dernier geste de la main, le garçon fila rejoindre ses camarades.
-Eh, Mathias, toujours aussi chevaleresque ? fit Vianney en souriant.
-Quoi ? Je n’allais pas laisser Ralph l’embêter, si ?
-Au fait, il est sympa ce garçon, intervint Kyo. Je parle d’Antoine, évidemment, précisa-t-il avec un haussement d’épaule en voyant le regard de Mathias.
-Oui, fit le garçon songeur. Mais j’ai l’impression de l’avoir déjà vu quelque part. Et il a eu une drôle de réaction quand je lui ai dit mon nom...
-Arrête de te prendre pour Sherlock Holmes, répliqua Vianney. Tes petites cellules grises vont finir par disjoncter !
-Erreur. Je ne me prends pas pour lui, je suis Sherlock Holmes. Démonstration ! ajouta-t-il, l’air faussement sérieux, l’index pointé vers le ciel comme pour souligner ce qu’il allait dire. D’après l’heure qu’il est à ma montre, la vision d’un prof se dirigeant vers un certain poteau et l’empressement de certains à rejoindre le susdit poteau, j’en conclus que nous allons être en retard ! Elémentaire, mon cher Vianney !
-Je te crois Sherlock, coupa Lil. Dépêchons-nous !
Ils s’empressèrent de rejoindre le reste du groupe qui s’apprêtait à rentrer en classe. Au passage, Ralph lança un coup d’œil incendiaire à Mathias, qui se rappela ses dernières paroles. Il savait que Ralph et lui devraient un jour s’affronter réellement et il espérait que ce jour était loin. Non qu’il craigne le garçon mais...Il soupira. En même temps, un détail l’intrigua. Il avait cru percevoir un infime mouvement d’hésitation chez Ralph quand il avait levé le poing. Le garçon l’aurait-il vraiment frappé ? Poussé par sa bande, certainement. Mais seul ? Pouvait-il ne pas être aussi méchant qu’il s’efforçait de le faire croire ?
Mathias abandonna vite le sujet pour se concentrer sur des choses bien plus importantes, à savoir son mal de tête. Suivre le cours lui était de plus en plus difficile et il était impatient que la journée s’achève. A la fin de la leçon, il lui aurait été impossible de dire de quoi le professeur avait parlé et il lui restait encore quatre heures à tenir avant la sortie.
A midi et demie, il se dirigea vers la cantine pour vérifier les horaires de passage, le cerveau embrumé, fiévreux. Il aperçut Blanche venir vers lui, prononcer quelques mots. Il plissa les yeux pour tenter de comprendre, tout devint flou et finit par disparaître sous un voile noir.

^^
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Ven 11 Avr 2008, 18:37

c'est honteux tu aurai pu en mettre en peu plus!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Ven 11 Avr 2008, 19:41

Euh...je prends ça pour un compliment^^

Je mets le deuxième chapitre (enfin, le début, car il est particulièrement long).

Chapitre II

Mathias s’éveilla à l’infirmerie. Il battit des paupières, tâchant de se rappeler pourquoi il se trouvait là et comment il y était arrivé. L’infirmière du collège, une jeune femme blonde, s’approcha de lui et questionna :
-Ca va mieux, jeune homme ?
-Oui...oui, je crois, répondit Mathias en se redressant.
Il constata avec joie que si son mal de tête ne s’était pas dissipé, il s’était quand même considérablement atténué.
-C’est ton amie Blanche qui m’a prévenue. Elle était bouleversée. Dis-moi, tu avais mangé ce matin ?
-Oui, répondit Mathias. Et maman, vous l’avez prévenue ?
-Bien sûr, mais elle n’a pas pu quitter son travail. Te sens-tu assez fort pour retourner en cours maintenant?
Mathias saisit l’occasion. Il n’avait aucune intention de passer le reste de la journée à l’infirmerie et répondit donc, sans mentionner sa migraine :
-Je pense mais je suis affamé.
L’infirmière sourit puis lui apporta des gâteaux et quelques morceaux de sucre qui disparurent en un temps record. Mathias la remercia avant de s’en aller. En sortant, il remarqua que la sonnerie pour les cours de l’après-midi n’avait pas encore retenti, ce qui l’arrangeait car il ne se voyait pas annonçant au professeur qu’il s’était évanoui à cause d’un banal mal de tête ! Et les plaisanteries que ne manquerait pas de lui lancer Ralph ensuite ne le tentaient pas davantage. Il aperçut ses amis sous le préau et s’empressa de les rejoindre. Ils furent ravis de le revoir aussi vite.
-On te voyait déjà malade pour une semaine au moins, assura Vianney avec un grand sourire.
-Tu devrais savoir qu’il en faut plus que ça pour se débarrasser de moi.
-Dommage, on aurait été tranquilles, ajouta Kyo.
Mathias fit mine de se jeter sur lui et il battit en retraite. Blanche sourit et fit simplement :
-Moi j’ai vraiment eu peur quand je t’ai vu tomber Mathy.
-L’infirmière me l’a dit.
Mathy. Elle l’appelait toujours ainsi. Habituellement, il détestait ce surnom que seule sa mère pouvait employer. Mais de la part de la jeune fille, cela ne le dérangeait pas. Vianney et Kyo se contentaient d’un Mat plus classique.
-Au fait, Antoine te cherchait, reprit Kyo. Il voulait savoir ce que tu avais et si c’était à cause de la dispute de ce matin. On lui a dit que tu avais fait une crise d’hypoglycémie.
La phrase dissimulait une question. Mathias n’approfondit pas, se contentant de hausser les épaules. La sonnerie de reprise des cours les empêcha de continuer et ils durent se rendre en cours d’histoire. En s’installant, Mathias se rendit compte que Lil le surveillait du coin de l’œil. Visiblement, elle craignait un nouvel évanouissement, certaine que l’hypoglycémie n’avait rien à voir avec son malaise. Il lui sourit pour la rassurer. Non, il n’avait pas l’intention de tomber dans les pommes une seconde fois, la première lui suffisait amplement !
Le cours était assuré par Mme Berdien, un professeur qui n’avait rien pour attirer la sympathie. Ses cheveux noirs étaient rassemblés en un chignon très serré sur la nuque. Elle avait un physique de corbeau et aimait porter des tenues sombres. Son regard terrifiait les plus jeunes élèves : Mme Berdien possédait une réputation de « sorcière » au sein du collège et les jeunes sixièmes, avertis par des frères et soeurs plus âgés, en avaient une peur bleue.
Lorsqu’elle fit l’appel, le nom de Vianney la fit grimacer. Les quatre amis l’avaient déjà eu l’année précédente et aucun n’en gardait un bon souvenir. Particulièrement Vianney. En effet, il confondait souvent humour et insolence et le professeur n’avait pas tardé à le remarquer. En outre, malgré son visage angélique, il ne pouvait s’empêcher de lancer une pique ou deux par cours qui faisaient rire les élèves et grincer les dents des enseignants. Et Mme Berdien était totalement imperméable à la plaisanterie. L’année ne s’était donc pas déroulée au mieux et l’adolescent qui avait espéré en être débarrassé en fut pour ses frais. Le professeur semblait d’ailleurs avoir nourri et amplifié sa rancune au cours de l’été car elle annonça d’emblée que « quiconque aurait un comportement trop léger serait immédiatement envoyé chez M. Isrian ! », autrement dit le C.P.E., ce qui n’avait rien de particulièrement enthousiasmant. Vianney se le tint pour dit et ne broncha pas de tout le cours.
Mme Berdien se retira en s’autorisant un sourire satisfait.
Elle ne l’avait pas entendu discuter jeux vidéo avec Kyo pendant les trois quarts du cours.
L’art plastique fut accueilli avec joie par tous les élèves. Monsieur Gatinard avait une conception bien à lui de l’art contemporain et il rivalisait avec Vianney pour les plaisanteries plus ou moins vaseuses. Mathias appréciait l’ambiance excitée du cours. Le prof distribua les premiers sujets, donna quelques indications et les élèves se mirent à discuter en tous sens. Quelques uns prirent des feuilles de dessin et se penchèrent dessus en tirant la langue, d’autres dessinaient déjà à grands traits vigoureux. Le niveau sonore montant peu à peu, M. Gatinard dut en rappeler à l’ordre :
-Kyo, Vianney et Quentin! Calmez-vous sinon c’est une copie double sur l’évolution de l’art au XXème siècle pour mardi prochain !
Les trois élèves baissèrent la tête en échangeant des regards faussement contrits.
Heureusement pour la 3éme E, le cours de sport n’eut pas réellement lieu car les élèves n’avaient pas leurs affaires. Ce qui valait mieux vu la chaleur étouffante de fin d’été qui régnait. Le professeur, M. Chauan, un homme encore jeune, leur parla sèchement dès le départ.
-Bon, commença-t-il d’une voix tonitruante en s’emparant d’une craie. Le programme de l’année, premier cycle volley-ball et gym. Ce ne devrait pas être trop difficile. Ensuite, course d’orientation et ping-pong et pour finir, endurance et basket. C’est clair ?
Il ponctua ces paroles d’un trait net sous les sports qu’il venait d’inscrire au tableau noir et lança la craie sur le bureau, où elle se brisa en deux.
-Il aurait dû être militaire ce prof, souffla Vianney. Comme ça, ils n’auraient pas besoin de clairons pour passer les annonces.
-Hum ! toussa le prof. Valois, si vous avez des commentaires, il serait intéressant de les faire partager à l’ensemble de la classe.
-Euh, je disais juste que j’attendais vos leçons avec impatience, affirma le garçon avec aplomb.
-On verra ça, grommela M. Chauan, à moitié convaincu, ah ! tant que j’y pense, les élèves dispensés pour un temps ou à l’année ferait bien de se présenter que j’étudie leurs certificats. Mathias, ce n’est pas la peine, je te connais.
Le garçon se rassit, embarrassé sous le regard de ses camarades. Seulement deux élèves avaient besoin d’une dispense, Marco qui s’était cassé la jambe pendant l’été et à qui le médecin avait formellement interdit toute formes d’exercices sous peine de complications et Catherine Morshall qui avait des problèmes de dos. M. Chauan examina les feuilles avec grande attention, poussa un ou deux « Hum ! Hum ! » puis finit par hocher la tête.
Pour occuper le reste de l’heure, il fit travailler les élèves sur les règles du volley qu’ils devaient tous maîtriser.
A la fin de la journée, les quatre amis sortirent ensemble.
Ce fut là que Mathias les remarqua pour la première fois : ils étaient deux. Deux hommes à l’air sinistre qui surveillaient la sortie du collège. Ils étaient vêtus de costumes noirs à l’allure démodée et leurs longs cheveux retombaient sur leurs épaules. Ils avaient quelque chose de vaguement familier. Mathias donna un coup de coude à Kyo et dit, montrant les hommes :
-Regarde ces types, ils ont l’air louche.
-Où ça ? interrogea son ami en tournant la tête.
Mais, se sentant repérés, les deux hommes avaient disparu.
-Ils sont partis.
Bientôt une voiture noire, de facture ancienne, les dépassa en trombe. Mathias crut reconnaître les deux hommes mais il n’en était pas certain.
Tout en discutant de cette première journée de cours, ils avançaient le long de la rue sans remarquer une ombre derrière eux qui épiait tous leurs mouvements.
Soudain, un garçon apparut devant eux, sans qu’ils l’aient vu arriver. Ils sursautèrent et eurent un mouvement de recul.
Le garçon leur dit d’une voix tranquille :
-Désolé, je vous ai fait peur ?
Les quatre adolescents ne répondirent pas, trop occupés à le détailler. Il était grand, avec des cheveux châtain foncé qui lui caressaient les épaules et un regard bleu clair intense, empreint néanmoins d’une tristesse profonde. Ses traits avaient une allure décidée et il serrait fermement dans sa main un fin bâton de bois coloré. Il était vêtu d’un pull, d’un pantalon et de bottes noirs. Sur son torse, reposait un médaillon en or assez épais mais lisse, sans armoiries ni signe d’aucune sorte. L’adolescent devait être à peine plus âgé qu’eux, sans doute une quinzaine d’années. Finalement Vianney questionna :
-Qu’est-ce que tu veux ?Et...qui es-tu ?
-Je cherche Mathias Landrac. Vous savez où je peux le trouver ?
-C’est moi, répondit l’intéressé en avançant d’un pas.
Intérieurement Mathias se doutait que la question n’était que de pure forme et que le garçon savait parfaitement à qui il parlait. Il nota aussi qu’il avait éludé la question sur son identité.
L’autre le dévisagea et Mathias eut la désagréable impression qu’il le jaugeait. Il lui rendit son regard, perplexe. Que lui voulait cet étrange garçon ? L’autre secoua la tête.
-Il faut que je te parle, ce soir, déclara-t-il. Sois à dix heures trente à l’angle de cette rue.
-Eh attends ! appela Mathias.
Trop tard. Le garçon avait disparu dans une allée transversale laissant les quatre amis ahuris. Le temps qu’ils reprennent leurs esprits et se lancent à sa poursuite, il s’était volatilisé.
-A ton avis que cherchait-il? Tu le connais ? demanda Kyo.
Mathias hocha la tête en signe de dénégation.
-Bon, ben, il ne te reste plus qu’à te rendre à ce mystérieux rendez-vous, conclut Vianney avec un sourire.
-Tu n’y penses pas, intervint Blanche, outrée. Ca peut être dangereux. Et puis, on ne sait même pas qui il est. Moi, je le trouve vraiment étrange !
-J’irai, trancha Mathias.
Il surprit le regard inquiet de Lil mais ne changea pas d’avis. Il y avait quelque chose d’incompréhensible dans toute cette histoire et il entendait bien savoir quoi.
-Je viens avec toi, proclamèrent ensemble les trois autres.
-Ce n’est pas la peine, je peux me débrouiller seul, sourit Mathias.
Il était content que ses amis souhaitent l’accompagner mais ne voulait pas les entraîner dans une aventure.
-Il faut que je rentre maintenant, ajouta-t-il, maman va s’inquiéter si je tarde trop.
Ils se séparèrent un peu froidement, Lil et les deux garçons vexés du refus de leur camarade. Mathias tourna à gauche puis deux fois à droite et encore à gauche et se retrouva dans sa rue. Il habitait au 15, rue des Tourelles, dans un quartier résidentiel de la banlieue yvelinoise, proche de Paris. Sa mère, Anna, l’attendait devant la porte. Elle était rentrée beaucoup plus tôt que d’habitude, ce qui l’arrangeait car il se rendit compte que, dans la précipitation du matin, il avait oublié ses clés. Dès qu’elle le vit, elle se précipita vers lui et s’exclama :
-Tu m’as fait si peur ! Quand l’infirmière m’a appelée ce matin, j’étais très inquiète mais maintenant, c’est parfait, tout va bien.
Mathias regarda sa maman. Que signifiaient ces paroles pour le moins étranges?

^^
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Ven 11 Avr 2008, 22:03

Cétait un conpliment car j'aime l'histoire et sa a coupe a un moment interesant je voulai savoir la suite.
Tres prese de de lire le reste du deuxieme chapitre.
Continue j'adore trop les personnages sont sympas et il y a un mystere qui plane et sa J'ADORE
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Livandil

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MessageSujet: Re: + Eridan +   Sam 12 Avr 2008, 09:11

Merci, je suis super contente que ça te plaise!
La suite du deuxième chapitre!

Mathias regarda sa maman. Que signifiaient ces paroles pour le moins étranges ? Brusquement il aperçut, dans la poche de la veste de sa mère, un bâton semblable à celui du garçon qu’il avait rencontré quelques instants plus tôt mais de couleur différente, plus terne. Il l’avait déjà vu, sa mère lui en avait parlé comme d’un talisman. L’énigmatique adolescent s’en servait-il également comme porte-bonheur ? Ou ce bout de bois avait-il un sens caché, mystérieux ?
Sentant le regard de son fils, Anna tourna la tête et, d’un geste vif, cacha le morceau de bois dans un repli de sa veste. Mathias n’eut pas le temps de poser des questions à sa mère que celle-ci l’entraînait déjà dans la maison. Après un rapide et copieux goûter, il monta faire ses devoirs en protestant contre les profs qui osaient, un jour de rentrée, leur donner du travail en plus des fournitures supplémentaires qu’ils allaient devoir acquérir. Mais ils avaient été très clairs sur un point : c’était l’année du brevet et, même si l’examen était plutôt facile, ils devraient travailler dur car le programme était lourd. La troisième n’était pas une année de tout repos et il fallait que les élèves le comprennent le plus tôt possible.
-En effet, avait expliqué M. Kergunnat, les trimestres s’achèvent tôt à cause de l’examen et vous n’aurez pas beaucoup de temps pour vous rattraper si vous ne vous mettez pas tout de suite au travail.
Mathias ne s’inquiétait pas trop. Avoir de bonnes notes ne lui avait jamais posé de problèmes. Il abandonna vite ses devoirs et revit mentalement cette première journée de cours. Elle n’avait pas été banale, pensa le garçon en souriant.
La soirée se passa agréablement. Mathias dut répéter plusieurs fois à sa mère qu’il se sentait très bien et qu’il n’avait besoin de rien. Ils dînèrent d’un plat de tomates farcies que Mathias loua haut et fort. Anna cuisinait très bien et lui préparait toujours ses plats préférés.
Il prétexta la fatigue de la journée pour monter se coucher tôt et préparer son expédition nocturne. En lui-même, il s’interrogeait. Qui était ce garçon ? Que lui voulait-il ? Habitait-il le quartier ? Probablement non, songea Mathias, sinon je l’aurais déjà croisé.
Dans le salon, sa mère réfléchissait. Anna avait vu la réaction de son fils devant ce qu’elle avait dans sa poche. Elle avait compris qu’il avait rencontré un autre comme elle. Comme lui. Comme eux. Anna se demanda de qui il s’agissait et surtout...pourquoi ? Après tant d’années, l’avaient-ils retrouvée ? Ne pouvaient-ils les laisser en paix, elle et Mathias ? Elle repensa à son mari disparu :
-Oh, Aramer, comme tu me manques ! »
Finalement, elle ne parlerait pas à Mathias, pas ce soir. Le temps qu’elle éclaircisse cette affaire. Et en espérant que les symptômes ne s’aggravent pas.

Quand Anna vint lui dire bonne nuit, Mathias fit semblant de dormir. Cela le gênait de devoir mentir ainsi à sa mère mais jamais elle ne l’aurait laissé sortir seul aussi tard. Il sentit sa mère se pencher vers lui, remonter ses boucles noires un peu trop longues et l’embrasser sur le front. Il crut l’entendre étouffer un sanglot et souffler:« Tu vois, Aramer, il est comme toi. »
Anna quitta la chambre en fermant doucement la porte. Les yeux grands ouverts dans le noir, Mathias fronça les sourcils. Pourquoi sa mère évoquait-elle ainsi son père ? Aramer avait disparu une dizaine d’années auparavant quand Mathias avait un peu plus de trois ans. Un accident de voiture, lui avait dit sa mère puis elle avait ajouté : Ne pose plus de question.
Le sujet semblait lui être douloureux et Mathias n’avait pas insisté. Mais c’était pour cette raison que le garçon préférait rester avec elle durant les vacances d’été. Malgré l’écoulement du temps, la blessure était toujours là.
Le garçon pensait qu’il lui en serait resté des réminiscences mais il ne se souvenait de rien avant ses quatre ans, lorsqu’ils avaient emménagé aux Etats-Unis. Blanche lui avait expliqué que la mémoire se déclenche vers l’âge de trois ans. C’est l’époque des premiers souvenirs. Mais l’adolescent ne se rappelait rien, pas même une parole ou un sentiment, juste une sensation de vide.
Mathias conservait précieusement une photo de son père. D’après sa mère, le garçon lui ressemblait beaucoup. Grand, très mince -à la limite de la maigreur- Mathias était le portrait craché d’Aramer avec sa tignasse noire et ondulée qui retombait en longues mèches sur ses yeux, et son visage fin. Il avait le nez droit et bien dessiné de son père et sa bouche mince était semblable à la sienne. En revanche, ses yeux étaient d’un magnifique vert émeraude qu’il tenait de sa mère. Cette couleur surprenante donnait une certaine profondeur à son regard, ce qui mettait parfois les gens qu’il ne connaissait pas mal à l’aise.
Son plus gros défaut était sans doute son caractère ombrageux. Il s’emportait à la moindre réflexion et n’obéissait que lorsqu’il y voyait une raison valable. A l’inverse, il était honnête et loyal et cachait un cœur d’or sous ses dehors sauvages. Le garçon avait souvent essayé de se corriger mais il ne savait comment s’y prendre. Il lui manquait ce guide, ce soutien qu’est pour tout adolescent un père. Mathias aimait énormément ce papa trop tôt disparu et lui vouait des exploits exceptionnels. Il aurait tant aimé avoir, ce soir, son père qui aurait su le conseiller ! Mais il n’avait pas osé parler à sa mère, de peur de l’inquiéter.
En outre sa solitude l’avait habitué à se débrouiller seul. En effet, depuis sa plus tendre enfance, il n’avait cessé de déménager, voyageant d’une ville à l’autre, changeant de pays, voire de continent. Conséquences de cette existence nomade il parlait plusieurs langues étrangères et avait visité la moitié des pays de cette planète. Cependant il n’était pas vraiment heureux. Il n’avait pas d’attaches, peu d’amis.
Sa mère ne lui avait jamais donné les raisons de ces brusques déménagements mais il avait fini par comprendre. Un jour -il devait avoir cinq ans- son institutrice avait découvert son don pour l’équitation lors d’une initiation. Le petit garçon montait avec aisance alors qu’il n’avait jamais touché de poney avant ce jour. En un mois, il dépassait quasiment le niveau des moniteurs. L’institutrice en avait parlé à sa mère et, une semaine plus tard, ils déménageaient. Mathias avait rapidement réalisé qu’il ne lui fallait qu’un mois pour maîtriser parfaitement un sport et qu’au bout de deux, il atteignait le niveau professionnel ou même plus haut. Il le savait, il en avait essayé une quinzaine avant son accident. Et c’était la même chose pour son niveau scolaire. Il assimilait sans difficultés les notions des programmes et prenait parfois sans s’en rendre compte de l’avance sur ses camarades qui l’enviaient et le jalousaient. Toutefois, Mathias se moquait un peu de ses extraordinaires capacités car elles l’avaient privé de véritables amis.
Il repensa de nouveau aux événements de l’après-midi. Soudain, l’image de la voiture démarrant en trombe lui en rappela une autre... Quatre ans auparavant, alors qu’il faisait une promenade à vélo, une voiture noire semblable l’avait heurté... Le docteur de l’hôpital lui avait expliqué que, s’il n’avait pas porté son casque, il ne s’en serait sans doute pas sorti... La police, ne disposant d’aucun élément d’enquête, n’avait pu retrouver la voiture et l’affaire en était restée là. Mais pas pour Mathias. Depuis ce jour, il portait un appareil à la jambe gauche, une sorte d’attelle, qui lui permettait de marcher en boitant mais lui interdisait tout sport ou activité mouvementée. Sur le moment, le petit garçon en avait voulu au chauffard qui l’avait renversé puis, pour effacer toute trace de tristesse des yeux de sa maman, avait accepté son destin avec un entrain feint.
Maintenant, il s’y était habitué. Quoique...Il regrettait souvent son incapacité à pratiquer un sport car, à certains moments, il avait l’impression de déborder d’énergie sans avoir aucun moyen pour se défouler. Cela l’exaspérait et n’améliorait en rien son humeur qui se détériorait alors rapidement. D’un autre côté, ce handicap le soulageait car il ne pouvait plus briller en sport et on ne le remarquait plus guère. C’était sûrement à cause de cela qu’ils déménageaient moins souvent à présent.
Mathias ferma les yeux, fouilla sa mémoire pour y trouver l’image de cette maudite voiture qu’il n’avait aperçue que le temps d’un éclair et...le garçon étouffa une exclamation. La voiture noire était du même modèle que celle qu’il avait croisée ce jour-là !
Peut-être n’était-ce qu’une coïncidence. Néanmoins Mathias se rappelait aussi vaguement que le conducteur qui l’avait fauché était vêtu de la même manière que les hommes qu’il avait rencontrés aujourd’hui. Et maintenant qu’il y pensait...ce n’était pas la première fois qu’il croisait des gens semblables. Le surveillaient-ils ? Pour quelle raison ? Un sentiment de gêne indéfinissable envahit Mathias.
Il s’efforça de ne plus penser à la voiture. Il faisait suffisamment de cauchemars avec elle sans en rajouter quand il était éveillé. « Et puis, se raisonna-t-il, il existe des milliers de voitures noires et les conducteurs ont parfaitement le droit de s’habiller en noir. J’ai trop d’imagination, moi ! »
La sensation de gêne persista pourtant. Croiser des personnes aussi ressemblantes dans la plupart des villes où il avait résidé avait de quoi troubler ! Etaient-ils la cause de ces déménagements incessants ? De cette...fuite -il n’y avait pas d’autres mots? Ces questions revenaient souvent dans l’esprit du garçon mais il n’avait aucun élément de réponse.
La sonnerie d’alarme de sa montre le tira de ses réflexions. Il l’avait programmée sur dix heures. Il reposa la photo de son père, qu’il avait gardée à la main, sur sa table de chevet.
Il essuya ses yeux étrangement humides puis il se leva doucement, enfila ses chaussures, prit son sac et alla silencieusement ouvrir la porte de sa chambre. Sa mère était sûrement dans le salon, à cette heure, et il avait une chance de passer inaperçu. Il descendit lentement l’escalier, s’efforçant d’atténuer le bruit de ses pas. Parvenu au bas des marches, il se colla contre la rampe et longea le mur qui menait à la porte de service. Tout doucement, l’oreille aux aguets et retenant son souffle, il tourna la clef et débloqua le verrou. Il saisit la poignée et, le cœur battant à cent à l’heure, la fit tourner millimètre par millimètre, de peur qu’elle ne grince car ils n’utilisaient pas souvent cette sortie. La porte ne produisit qu’un léger crissement en pivotant sur ses gonds et libéra le passage.
Mathias réalisa alors qu’il était au bord de l’asphyxie en voyant des points multicolores danser devant ses yeux. Il inspira un bon coup et se glissa dehors.
Mathias jeta un coup d’œil autour de lui. Il n’aurait plus manqué qu’un voisin le surprenne ainsi, comme un voleur ! Il n’osait imaginer la discussion avec sa mère... Il fit le tour de la maison du côté opposé aux fenêtres éclairées du salon, traversa le jardin, passa le portail et reprit le chemin parcouru dans la journée. Il parvint au croisement à dix heures et quart. En avance, pour une fois.
Le garçon se plaça sous un réverbère qui dispensait avec générosité un maigre halo lumineux. Les alentours étaient calmes. Une fois l’adolescent crut entendre un bruit venu des poubelles situées de l’autre côté de l’intersection. Sans doute un chien errant. Et il n’y pensa plus.
Mathias n’eut pas longtemps à attendre. Quelques minutes plus tard, l’autre, comme il l’appelait, arriva. Il marchait silencieusement et vite, rasant les murs. Aussitôt Mathias se méfia.

(toujours pas fini...ce chapitre est deux fois trop long comparé aux autres :(
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Dim 13 Avr 2008, 11:17

je sens que maintenant, je vais attendre chaque chapitre avec beaucoup de curieusité
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Dim 13 Avr 2008, 22:44

La suite de la suite...^^

Aussitôt Mathias se méfia.
-On m’a suivi ? demanda le nouvel arrivant.
-Je n’ai vu personne.
-Ouf, j’ai dû les semer, répondit l’autre.
-Qui es-tu ? D’où viens-tu ? Pourquoi me cherchais-tu ? Quel est cet étrange bout de bois que tu trimballes ? Qui te suivait ? Comment me connais-tu ? assena Mathias d’une traite.
-Laisse-moi respirer, veux-tu ? souffla l’autre garçon et après, promis, je te raconte tout.
Mathias commençait à perdre patience quand l’autre commença :
-Je me nomme Wandri’le Wand’Ellias. Je suis comme toi.
Mathias le regarda comme s’il était malade. Comment ça, comme lui ? Il repensa aux paroles de sa mère, c’était plus ou moins ce qu’elle avait murmuré dans sa chambre à propos de son père. Il ne comprenait rien, cela voulait-il dire que son père avait connu Wandri’le ? Non, les dates ne concordaient pas...Le garçon aurait eu cinq ans à l’époque de sa disparition. Trop jeune.
-Tu pourrais t’expliquer ? fit Mathias, un brin agressif. Qu’est-ce que ça veut dire ?
Sans se démonter, Wandri’le reprit :
-Que sais-tu des Dragons ?
Surpris par la question, Mathias répondit tout de même, moqueur :
-Seulement que ce sont de gros lézards volants qui crachent du feu. Et ils n’existent que dans les légendes.
La conversation prenait un tour tout à fait irréel. La réponse le plongea dans un étonnement complet.
-Si tu veux, mais tu te trompes quant aux légendes. Les Dragons existent vraiment !
Là, Mathias pensa sérieusement à s’enfuir. Ce garçon était totalement fou ! Des dragons et puis quoi encore ! Pourquoi pas des Martiens tant qu’on y était !
Wandri’le dût percevoir le trouble de Mathias car il expliqua :
-Eridan, le monde d’où je viens, est peuplé de créatures que tu appellerais magiques. Elfes, lutins, trolls et autres peuplent ces contrées. Il y a également beaucoup de magiciens et de sorciers. Et bien sûr les Dragons. Nous pouvons nous transformer en humain à volonté et utiliser la magie. Malheureusement sous notre forme humaine nous ne pouvons nous en servir alors...
Wandri’le sortit de sa poche son étrange bâton. Curieusement, il était vert avec des traces rouges.
-Ceci est une baguette magique, reprit-il. Les baguettes nous permettent d’utiliser la magie quand nous sommes humains. Par contre, les sorciers préfèrent utiliser leurs mains pour canaliser leur énergie. Ils disent que c’est plus pratique. J’en doute un peu, vu les piètres résultats qu’ils obtiennent ainsi...
Mathias resta bouche bée, complètement abasourdi. L’histoire que racontait Wandri’le était si incroyable et pourtant... elle lui semblait familière, comme un lointain souvenir oublié dans les profondeurs de sa mémoire mais toujours présent. Mais il ne pouvait pas connaître un monde qui n’existait pas et le discours un peu décousu de Wandri’le n’était que des élucubrations !
-Le monde d’où tu viens...murmura-t-il pourtant.
-Oui, je ne suis pas de la Terre. Il existe d’autres mondes, d’autres dimensions qui sont au-delà de notre compréhension, même pour les Dragons.
Voilà que la discussion prenait un tour philosophique ! N’osant s’avancer sur ces chemins tortueux qui méritaient des explications qu’il n’était pas prêt à recevoir, Mathias revint sur un détail.
-Tu as dit « nous ». Tu ne veux pas dire que...
-Tu es un dragon ? Bien sûr que si, sinon je ne serais pas ici en train de t’en parler, répondit Wandri’le.
Mathias qui s’apprêtait plutôt à demander si Wandri’le lui-même était un dragon le regarda avec effarement. Finalement, ce garçon était bien fou. Cependant, l’adolescent continuait sur sa lancée :
-Ah, j’oubliais, tu peux dire à tes amis de venir, ils doivent s’ennuyer derrière leur poubelle.
-? ? ?
Blanche, Vianney et Kyo sortirent de leur cachette. Ils étaient stupéfaits par les révélations de Wandri’le et se demandaient comment il avait pu les repérer alors qu’ils étaient dissimulés. Le garçon leur fournit la réponse :
-Vous savez, les sens des dragons sont très développés.
-Mais, interrompit Mathias furieux, je vous avais dit de ne pas venir ! Et d’abord, reprit-il à l’intention de Wandri’le, je ne suis pas un dragon, c’est n’importe quoi. La magie n’existe pas, ce sont des contes pour enfants ! Des histoires à dormir debout ! Ce ne sont que des mensonges !
Sous l’insulte à peine voilée, la main de Wandri’le se crispa sur sa baguette, puis avec un effort de volonté, il se détendit.
Mathias omit de préciser que, régulièrement, il rêvait qu’il s’envolait, survolant plaines et montagnes et qu’il s’amusait à enchaîner loopings et sauts périlleux aériens. Parfois, il avait l’impression que ces songes étaient trop intenses pour être seulement des rêves. Alors, Wandri’le pouvait-il avoir raison ?
-Non, répondit-il à haute voix. Ce n’est pas possible.
-C’est ce que tu croies, rétorqua Wandri’le se méprenant sur le sens de la phrase. Je peux te prouver le contraire. Par exemple...
Il brandit sa baguette vers les quatre amis soudain angoissés, murmura quelques mots qu’ils ne comprirent pas et...Blanche se retrouva vêtue d’une robe bordeaux d’un autre siècle qui lui allait à merveille. Mathias et Vianney sifflèrent mais l’adolescente n’apprécia pas du tout. Elle s’avança vers Wandri’le, dont les traits ne s’étaient pas détendus, et s’exclama d’une voix irritée :
-Bon, maintenant que tu t’es bien amusé, tu me rends mon jean et mon pull. Immédiatement !
Nouveau mouvement de baguette, nouvelle transformation. Tous les regards se portèrent vers le garçon.
-Alors, convaincus ? demanda-t-il.
Ils restèrent silencieux un moment, peinant à admettre ce qu’ils venaient de voir. Leurs regards allaient de Blanche à Wandri’le, s’arrêtant parfois sur sa baguette...
-Ouais, finit par grommeler Mathias. Ce ne pouvait être une illusion. Mais pour les dragons, c’est une autre histoire.
-Tu as sans doute constaté que tu possèdes des aptitudes physiques et intellectuelles inhabituelles, n’est-ce pas ? interrogea alors Wandri’le.
-Je..., commença Mathias sous le regard surpris de ses amis.
S’il leur avait révélé son existence nomade, il leur avait caché son don pour le sport. Aucune envie de déménager de nouveau.
-C’est l’héritage des Dragons, coupa Wandri’le.
-Je n’y crois pas. Etre intelligent et sportif ne transforme pas en dragon.
-Bon, il va falloir procéder autrement si je veux te convaincre, soupira Wandri’le. Y a-t-il, dans cette ville, un terrain tranquille ?
-Le parc, proposa Vianney, c’est tout près.
Ils se dirigèrent donc vers le square. Les quatre collégiens évitaient de parler au garçon venu d’ailleurs. Ils se méfiaient toujours de lui et son pouvoir les effrayait. Mathias remarqua aussi que ses trois amis s’étaient un peu éloignés de lui comme s’ils le craignaient. Après tout, Wandri’le n’avait-il pas dit qu’il était comme lui ? Ce manque de confiance l’attrista.
Quand ils atteignirent les grilles du parc, celles-ci étaient fermées. Kyo suggéra bien de les escalader mais Wandri’le régla le problème en levant sa baguette. Quelques instants plus tard, ils se trouvaient dans le parc, sombre, à peine éclairé par une lune dans son premier quartier. Les cinq adolescents gagnèrent le centre du parc, une place sablée et, surtout, isolée. Wandri’le leur demanda de s’écarter, ce qu’ils firent prudemment.
Alors s’accomplit sous leurs yeux ébahis un véritable miracle.
Leurs certitudes se brisèrent, la légende devint réalité.
Dans une myriade d’étincelles, Wandri’le se mit à grandir, à grossir, des écailles recouvrirent son corps, des ailes poussèrent dans son dos, une longue queue surgit du néant et un imposant dragon d’une quinzaine de mètres de haut se tint devant eux.
-Wahou ! souffla Mathias.
Ses doutes venaient de voler en éclats. L’impossible se réalisait sous ses yeux. Comment rester impassible devant un tel phénomène ? Il fixa le dragon, les yeux exorbités et la bouche ouverte comme un poisson hors de l’eau. A côté de lui, Blanche, Kyo et Vianney étaient dans le même état d’ahurissement total. Ils n’étaient plus effrayés. Ce qu’ils voyaient était au-delà de la peur.
-C’est impossible ! lâcha Vianney dans un souffle.
Sa gouaille l’avait quitté, il ne songeait plus à rire, seulement à s’émerveiller.
Avec ce dragon, c’étaient tous leurs rêves qui se matérialisaient, rêves d’un autre univers, rêves de magie, rêves d’aventures. Un nouveau monde s’offrait à eux et ils n’en percevaient qu’une infime fraction pleine de promesse. L’incroyable rejoignait la réalité pour l’illuminer des couleurs de l’imagination où tout est possible.
La beauté de cet instant fit briller les yeux des quatre amis. Ils étaient radieux.
De plus, le dragon était vraiment magnifique. Vert du bout du museau à l’extrémité de la queue, ses écailles étaient bordées de rouge. Dans la nuit, elles semblaient luire sous la lune. Kyo essaya d’imaginer ce que cela donnerait en plein soleil. Eblouissant fut le mot qui lui vint à l’esprit.
Lentement, Wandri’le dégonfla et réapparut sous sa forme humaine.
-Génial ! lança Blanche d’une voix excitée, à peine remise de son émotion. A toi, Mathy !
-Quoi ? !
Le garçon la regarda, interloqué, brutalement ramené sur terre.
-Ben, oui, s’énerva-t-elle. D’après Wandri’le, tu es un dragon, non ? Alors, transformes-toi, pour voir à quoi tu ressembles.
Mathias, perdu, fixa Wandri’le.
-Et comment je fais ?
-C’est simple, il suffit de penser et de croire que tu es un dragon. Si tu préfères, tu peux t’imaginer en train de fendre les cieux.
-Trop facile ! ironisa Mathias. Mais je n’ai pas de baguette.
-Tu n’en as pas besoin, expliqua Wandri’le. Puisque c’est ta forme naturelle.
-Ah !
Mathias se concentra, tout cela lui semblait aberrant. Peut-être qu’il se réveillerait le lendemain matin, qu’il se rendrait compte que ces moments fabuleux n’étaient qu’un songe ? Il savait pourtant qu’il ne rêvait pas et que tout ce qu’il vivait était parfaitement réel.
Réel.
Il sourit en constatant l’absurdité du mot dans une telle situation.
Il s’imagina en train de grandir, devenir immense mais cela ne fonctionna pas. Le conseil de Wandri’le lui revint en tête. Se voir voler, n’est-ce pas ? Bon.
Cela ne marchait toujours pas. Il devait exister une autre condition, en admettant bien sûr que Wandri’le avait dit la vérité en ce qui le concernait.
Il suffit d’y croire.
Mathias jeta un coup d’œil furtif autour de lui. Qui avait parlé ? Aucun des quatre adolescents autour de lui ne semblait avoir remarqué l’étrange voix. Il en conclut que ce devait encore être les effets de son imagination, décidément bien fertile en cette soirée.
Le garçon ferma les yeux, tâchant de se convaincre, de se persuader qu’il était un dragon, qu’il n’était pas en train de devenir fou mais que sa vie prenait un tournant absolument inattendu. Il laissa cette certitude l’envahir, prendre possession de son esprit jusqu'à devenir évidente, limpide.
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Dim 13 Avr 2008, 22:45

[je suis désolée pour le double post mais je ne viendrai sans doute pas demain, ni le reste de la semaine]

Brusquement, il sentit des picotements parcourir tout son corps. Il frissonna. Les démangeaisons s’accentuèrent et Mathias se sentit grandir, grandir...
Il rouvrit les yeux. Le parc lui sembla avoir rétréci. Ses amis étaient minuscules et lui-même se sentait immense et ...puissant. Il constata que ses sens s’étaient fortement accentués : il distinguait parfaitement les alentours, presque comme en plein jour et son odorat et son ouïe s’étaient considérablement développés. Désormais le moindre craquement de brindille lui était perceptible. C’était fantastique ! Le dragon laissa échapper un sourd grognement de satisfaction.
-Magnifique ! s’exclama Lil, estomaquée.
Elle était en admiration devant son ami, qui ne put s’empêcher de rougir. Heureusement, la nuit et sa hauteur cachaient cette intéressante coloration sinon Mathias se doutait qu’il aurait eu à subir les taquineries de Kyo et Vianney.
Il faut dire qu’il était vraiment spectaculaire. Il était d’un bleu marine profond et ses écailles, bordées d’une mince ligne dorée, scintillaient. Une étoile d’or brillait sur son front. Une rangée de piques redoutablement aiguisées s’étirait tout le long de son dos, jusqu’au bout de la queue où certaines atteignaient trente centimètres de hauteur.
Vianney et Kyo approuvèrent Blanche. Mathias tenta alors de faire quelques pas, faillit tomber et se rattrapa de justesse à un arbre. Contrairement à ce qu’il avait espéré un instant, sa jambe gauche lui refusait tout service. Il ne s’en était pas rendu compte, ayant instinctivement rétabli l’équilibre en prenant davantage appui sur sa patte droite. Il ne s’attarda pas dessus, prenant peu à peu conscience de ce qu’il avait accompli, de ce qu’il était devenu. Une créature de légende, un être de féerie. Cela ne se pouvait pas, et pourtant...
-J’ai réussi à me transformer ! s’écria-t-il.
Un grondement semblable au tonnerre retentit et fit reculer Blanche, Vianney et Kyo.
-Moins fort, dit Wandri’le en retirant ses mains de ses oreilles, on pourrait t’entendre. Au fait, pour devenir Dragon, on ne se transforme pas, on se sublime.
Mathias inclina la tête et demanda d’une voix grave, un peu tendue:
-Et comment est-ce que je redeviens normal ?
-Comment ça, normal ! s’exclama Wandri’le, choqué. Tu es un Dragon, ton vrai corps est celui-ci.
-Humain, alors.
-En visualisant ton ancienne apparence, répondit le garçon.
Le Dragon bleu fronça les sourcils, se concentra. Il y eut un plop et Mathias réapparut, vacillant légèrement.
-Génial ! dit-il. Il souriait d’une oreille à l’autre. Et pour la baguette ? interrogea-t-il en regardant Wandri’le. Il allait enfin pouvoir faire tout ce qu’il voulait, faire apparaître les objets qu’il désirait !
-Je ne dois pas te la donner, il faut que tu la trouves par toi-même, fut la réponse pour le moins mystérieuse.
-C’est à dire ?
Mais leur nouvel ami refusa de répondre. Mathias eut beau insister, supplier, rien n’y fit. Une idée lui vint alors. D’après Wandri’le, sous sa forme humaine, il ne pouvait pas faire de magie sans baguette mais en Dragon...Il se sublima, surprenant ses amis. Seul Wandri’le ne bougea pas. En voyant son expression, Mathias sut qu’il avait bien fait. Mais comment faire apparaître la baguette ? L’image de Wandri’le sous sa forme de dragon passa devant ses yeux et il se rendit compte d’une chose : la baguette de son ami était de la même couleur que son corps de dragon donc...Gagné ! Il vit un faisceau de lumière comme une déchirure illuminer la clairière. Lentement face à lui, une baguette magique se matérialisa au centre du rayon. Comme il l’avait visualisée, la baguette était bleu nuit, parsemée de points dorés. Sur un côté, une minuscule étoile luisait doucement. Le dragon essaya de la saisir mais un champ de force semblait la protéger. Il ne pouvait l’attraper. Peut-être qu’en humain, il aurait plus de chance, quoique vu la hauteur à laquelle elle se trouvait, ses chances d’atteindre la baguette étaient quasiment nulles. Il se sublima tout de même. Alors, lentement, la lumière s’éteignit et la baguette descendit vers la main tendue du garçon, qui l’attrapa avec une expression réjouie. Mathias se tourna vers ses amis.
Un vague sourire éclaira le visage de Wandri’le. Visiblement, il était fier de la réussite de Mathias.
-Il est rare, dit-il, qu’un Dragon obtienne sa baguette du premier coup. D’habitude il faut plusieurs essais.
Mathias murmura :
-Quand j’étais un dragon, j’ai entendu de drôles de bruits dans le parc. Comme si quelqu’un cherchait à étouffer le bruit de ses pas.
-Un écureuil, sans doute, fit Vianney d’un ton léger.
Le visage de Wandri’le s’était assombri.
-Ce n’est pas un animal.
-Il y a du danger ? demanda Blanche. La jeune fille ne tremblait pas.
-S’il s’agit de ceux auxquels je pense, répondit succinctement Wandri’le, eh bien, oui, ils sont dangereux.
-Qui sont-ils ? interrogea Mathias.
-Les Chasseurs.
Malgré lui, Mathias frissonna. Il revit dans sa tête les silhouettes aperçues l’après-midi. Il les décrivit à Wandri’le qui hocha la tête. Oui, il s’agissait certainement des Chasseurs.
-On peut savoir qui ils cherchent ? demanda Vianney. Parce que si c’est toi, Mathias, ou Wandri’le qui les intéressent, on ferait bien de partir. Je les entends moi aussi.
Mathias opina et tous se faufilèrent à travers les buissons. Ils marchaient vite et évitaient d’écraser des branches sèches pour ne pas se faire repérer. Une fois sorti du parc, Mathias déclara :
-On va se séparer et rentrer chez nous. Wandri’le, tu viens chez moi, j’expliquerai à maman. On se retrouve demain à huit heures au croisement de tout à l’heure, avant le collège. D’ici là, pas un mot, à personne d’accord ?
Les autres acquiescèrent. Ils se saluèrent et partirent chacun de son côté.
Mathias cheminait au côté de son nouvel ami. Les moments intenses qu’il venait de vivre passaient et repassaient devant ses yeux en une joyeuse farandole. Au fond de lui, il se sentait différent. Entier, pour la première fois de sa vie. Il n’avait ressenti cela que lorsqu’il s’envolait en rêve mais ce sentiment n’était alors qu’illusion. Maintenant il savait, il était Dragon ! Cette certitude pulsait en lui.
Il regarda sa baguette, qu’il tenait à la main. Ah, si seulement son père était là ! Après tout sa mère n’avait jamais dit qu’il était mort, seulement disparu et c’était cette nuance qui donnait tout espoir au garçon. Il serra le poing et se promit que, si son père était encore en vie, il le retrouverait, dut-il pour cela affronter toutes les créatures de cet autre monde.
Plongé dans ses pensées, il ne vit pas qu’une ombre les suivait pas à pas, se dissimulant dans tous les recoins. Au bout d’un moment, Wandri’le demanda :
-Que vas-tu dire à ta mère ? Il est onze heures du soir et tu devrais dormir.
-T’en fais pas, je me débrouillerai. Et puis, je peux lui raconter toute l’histoire.
-Hum, ce n’est pas prudent.
-Si, si, c’est un dragon elle aussi, enfin...je crois ; j’ai déjà vu sa baguette.
-Si tu le dis, concéda Wandri’le, réticent.
Mathias s’étonna de son humeur. Il n’avait pas fait d’histoires pour ses trois amis qui, eux, ne connaissaient rien de l’autre monde mais si sa mère en venait, ce qui ne laissait aucun doute, quelles raisons avait-il de se cacher d’elle ?
Ils retombèrent dans le silence. Mathias, plongé dans ses pensées, suivait machinalement le trajet qu’il faisait quotidiennement.
Quand ils s’approchèrent du carrefour d’où partait sa rue, ils aperçurent une grande lueur jaune-orangée mouvante. Curieux de savoir ce qui se passait à cette heure indue, les deux garçons pressèrent le pas.
Lorsqu’ils passèrent le coin, Mathias laissa échapper une exclamation d’horreur.
Une foule de voisins se tenait à distance respectueuse d’une maison en flammes.
La sienne.

Fini!
^^
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Mar 15 Avr 2008, 22:06

Je trouve que ca un certain genre mais j'ai trouve que le suspense est retombé trop vite car on lui a dit tout de suite ce qu'il était (un dragon) mais j'aime continue comme sa.
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Ven 23 Mai 2008, 19:12

C'est vrai que ça vient vite mais je n'aurais pas pu écrire la suite s'il n'en avait pas été ainsi...Mathias aurait eu vite fait d'envoyer balader Wandri'le...
Je mets le début du chapitre III !

Chapitre III

-Non !! Maman ! ! !
Mathias voulut s’élancer, Wandri’le le retint.
-Mathias, ceux qui ont fait ça sont peut-être encore là.
-Je m’en fiche...Maman...
Le garçon se sentait plonger dans un brouillard impénétrable... Les sons et les couleurs environnants s’estompaient pour sombrer dans une brume d’une froideur mortelle...Un visage ricanant se dessina soudain dans l’ombre et rendit sa chute encore plus intense...Puis il ressentit un choc et tout s’arrêta.
-Mathias ! Mathias ! Réveille-toi, bats-toi !
L’adolescent gémit, grogna et finit par ouvrir les yeux. Sa vision était floue et il se rendit compte qu’il pleurait. Il s’essuya rapidement les yeux avec la manche de sa veste puis prit conscience d’une surface dure dans son dos. Il était assis sur le trottoir, appuyé contre le muret qui clôturait un des pavillons résidentiels. Sur les murs d’en face, il distinguait encore les lumières de l’incendie mais Wandri’le avait pris soin de l’étendre dans la rue adjacente qu’ils avaient quitté un instant auparavant. D’après la douleur qu’il ressentait à la joue, le garçon avait dû le gifler. Hébété, Mathias ne réalisait pas vraiment ce qu’il venait de se passer. Il se sentait nauséeux et il tremblait de froid et de tristesse mêlées.
-Mathias, n’abandonne jamais, lui lança Wandri’le, les yeux flamboyants.
-Que...que s’est-il passé ? bégaya-t-il en claquant des dents.
-Tu as failli y rester, répondit Wandri’le toujours en colère. Tu dois contrôler tes émotions ! La situation n’est déjà pas si simple, essaie de faire un effort.
-Maman, balbutia l’adolescent. Je...je dois l’aider sinon elle...elle va...
-Je suis sûr qu’elle est vivante. Lève-toi, nous devons partir. Maintenant !
Il lui saisit le bras et voulut l’entraîner. Mathias se débattit.
-Qu’est-ce qu’il te prend tout d’un coup ?
-Les Chasseurs sont sur ta piste. Ils sont là-bas, devant chez toi.
Wandri’le parlait d’une voix hachée, par phrases courtes, espérant se faire comprendre le plus vite possible par l’adolescent. Ce fut inutile.
Mathias ne l’écoutait pas, il avait pris sa décision. Il se redressa soudain et Wandri’le aperçut l’éclat de sa baguette dans sa main.
-Mathias, non !
Il était trop tard, le garçon était déjà revenu dans la rue des Tourelles. Wandri’le se lança à sa poursuite en étouffant un juron. Il vit immédiatement que les ennuis n’allaient pas tarder à leur tomber dessus. En effet, deux silhouettes vêtues de noir se détachèrent soudain du groupe des voisins et se dirigèrent vers eux d’un pas lent mais sûr. Mathias se trouvait au milieu de la chaussée et leur faisait face, le visage déformé par une colère indicible. L’Eridain le saisit par le bras.
-Fuyons !
-Tu plaisantes ! Alors qu’ils ont...
-Si tu ne viens pas, c’est toi qui vas y passer et tu ne pourras plus rien pour ta mère.
Mathias jeta un coup d’œil aux deux hommes qui approchaient, la maison qui brûlait et l’attroupement des voisins. Impossible de provoquer un duel de magie maintenant.
Mais un peu plus loin...
Il se laissa entraîner par Wandri’le qui s’élança au pas de charge dans une petite rue voisine et peu éclairée.
-Attends ! Peux pas...ma jambe...
Forcer sur sa jambe blessée provoquait des élancements douloureux qui mettaient du temps à disparaître et qui pourraient lui valoir le fauteuil roulant s’il n’y prenait pas garde. Voyant que Mathias n’était guère en état de se lancer dans une course effrénée, Wandri’le changea d’avis.
Il enjamba la barrière qui fermait l’un des petits jardins et se dirigea vers une cabane à outils. Elle était fermée mais il s’aperçut que l’arrière était suffisamment grand pour abriter deux personnes et les dissimuler aux passants de la rue. Ils s’y tapirent et attendirent, le souffle court, que les pas de leurs poursuivants s’approchent puis disparaissent.
Alors que les deux hommes passaient à leur niveau, Mathias s’élança, la baguette à la main, le visage tendu. Un choc brutal au niveau de la taille l’arrêta en plein élan. Wandri’le l’avait saisi à bras le corps, l’attirait vers lui tout en le bâillonnant. Furieux, Mathias lutta pour se libérer mais, Wandri’le étant plus fort que lui, la lutte tourna court. Les deux hommes en noir jetèrent un regard suspicieux autour d’eux puis finirent par s’éloigner pour disparaître au tournant suivant. Bientôt les deux garçons n’entendirent plus rien et, après être resté un long moment aux aguets, Wandri’le se relaxa.
Mathias se dégagea alors brutalement de son étreinte et se mit à l’invectiver :
-Pourquoi ne m’as-tu pas laissé les affronter ? Ce ne sont pas tes affaires !
-Si, figures-toi ! Mais moi, je suis prudent, je n’ai guère envie de me faire tuer à cause de toi ou te laisser faire des bêtises alors que tu es sous ma responsabilité !
-A cause de moi ? Je ne t’ai rien demandé, siffla Mathias, furibond. Tu n’avais qu’à fuir seul puisque tu y tenais tant !
Wandri’le brandit sa baguette, tremblant de rage contenue. Mathias s’empara de la sienne.
-Mat, cela fait deux fois que tu m’insultes ce soir, que tu me traites de menteur et de lâche. Je n’ai rien exigé en réparation car je ne veux pas me battre avec toi. Mais tu vas m’écouter. Tu ne sais pas ce qui se passe, qui sont ces hommes, ce qu’ils te veulent et quels sont leurs pouvoirs. Tu n’es pas en mesure de les affronter !
-J’en sais assez pour chercher à venger ma mère ! le défia Mathias mais sa colère était retombée.
Le discours de Wandri’le l’avait secoué et il eut honte de son attitude envers le garçon.
-Je suis désolé, murmura-t-il. Mais je ne sais pas si tu comprends ce que je ressens. Je viens de perdre maman...
Sa voix s’étouffa.
-Je sais exactement ce que tu peux ressentir, assura Wandri’le. Et peut-être même un peu plus. L’important maintenant est de te mettre à l’abri. Tu as de quoi joindre Vianney, Blanche ou Kyo ?
-J’ai mon portable.
-Très bien, appelle le plus proche et demande-lui s’il peut nous recevoir ce soir.
-Vianney, fit Mathias. Kyo est moins loin mais ce ne sera pas possible.
-Fais-le. Pendant ce temps, je surveille les alentours.
Mathias consulta rapidement le répertoire et composa le numéro du garçon. Celui-ci décrocha presque immédiatement. Mathias ne le mit pas au courant de la situation, il ne s’en sentait pas la force. Il se contenta de lui demander s’il serait possible que Wandri’le et lui puissent dormir chez les Valois pour cette nuit. Un peu surpris, le garçon accepta et se proposa pour venir à leur rencontre. Mathias le remercia et raccrocha.
-Tout est réglé, dit-il en s’approchant de Wandri’le qui lui tournait le dos.
-Parfait. Allons-y, la rue est déserte.
Ils s’éloignèrent rapidement, laissant s’éteindre derrière eux les lueurs de l’incendie. Une sirène de pompiers ne tarda pas à retentir dans leur dos et le cœur de Mathias se serra. Il était déjà trop tard pour sauver quoi que ce soit de la maison.

^^
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Ven 23 Mai 2008, 19:43

j'attend avec inpatience ton prochain chapitre et la mere de Mathias est-elle vraimment morte dans l'incendie?
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Sam 24 Mai 2008, 20:55

Je ne sais pas ^^

The end of chapter 3

Ils restèrent silencieux la plus grande partie du trajet. Mathias essayait de ne pas trop penser à sa mère pour ne pas entretenir de faux espoir. En son cœur, il pensait qu’elle n’était pas morte, qu’il l’aurait senti mais il ne pouvait être sûr de rien. Wandri’le marchait à côté de lui, l’air sombre et renfermé. A la réflexion, il ne se rappelait pas l’avoir déjà vu sourire ou rire une seule fois depuis qu’il l’avait rencontré. D’après ce qu’il avait laissé entendre, le deuil qu’il avait subi avait dû le marquer profondément. Mathias n’osa pas l’interroger sur ce sujet et le parcours se poursuivit dans un silence complet, embarrassant.
Il fut soulagé quand, au bout d’un quart d’heure de marche, Vianney apparut au coin d’une rue, souriant et enjoué à son habitude.
-Bonsoir, vous deux ! Alors...
Sa question mourut sur ses lèvres. Il détailla les vêtements salis et tachés des deux adolescents, leur air épuisé et les baguettes qu’ils tenaient encore à la main.
-Venez, on parlera de tout ça à la maison.
Mathias fut reconnaissant à Vianney de ne pas vouloir aborder tout de suite les derniers évènements malgré la curiosité qui pointait sur son visage. Les trois garçons se remirent en route dans l’air chaud de la nuit, sans autres paroles.
Vianney habitait une immense propriété à l’extrémité sud de la ville, là où elle débouchait quasiment sur les champs. Le parc était ceint d’un haut mur de pierres surmonté de barbelés et d’imposantes grilles de fer forgé barraient l’allée de terre qui remontait vers la maison, de la taille d’un manoir.
Pour l’heure, les battants étaient grands ouverts et les garçons n’eurent aucun mal à s’avancer vers le bâtiment principal dont la plupart des pièces étaient largement éclairées. Devant la maison, de nombreuses voitures aussi rutilantes les unes que les autres étaient garées, leur chauffeur en train de discuter tout en écoutant la radio.
-Mes parents reçoivent ce soir, expliqua Vianney un peu gêné. Si nous faisons attention, personne ne saura que vous êtes ici.
Les deux autres hochèrent la tête. Si l’Eridain s’étonna de cette façon de procéder, il ne le montra pas. Quand à Mathias, il savait les relations qu’entretenaient Vianney et ses parents. Ceux-ci ne s’occupaient guère de lui et il avait pris pour principe de ne pas se mêler de leurs affaires.
Ils contournèrent prudemment la maison, évitant de marcher dans les marques lumineuses tracées par les fenêtres sur le gravier. La porte de l’office était ouverte et ils se glissèrent dans la pièce surchauffée où trois cuisinières et quelques serveurs en tenue immaculée s’affairaient, dirigés par un homme petit et gros vêtu d’un costume noir et blanc, le majordome qui répondait au nom d’Alain.
Nul ne remarqua leur intrusion tant ils étaient concentrés sur leur tâche. Ils passèrent ensuite dans un couloir de pierres grises dont la fraîcheur était la bienvenue après la chaleur de la cuisine et de l’extérieur, avant d’aboutir dans le hall, parqueté de chêne soigneusement ciré. Les portes du salon étaient ouvertes et ils distinguèrent un certain nombre d’adultes en train de discuter. De peur d’être surpris, ils ne s’attardèrent pas. Vianney entraîna ses amis vers les larges escaliers qui montaient vers les étages. Sa chambre se trouvait au deuxième et il en était ravi car il disposait de l’étage pour lui seul, ce qui lui permettait de recevoir ses camarades sans problèmes.
La pièce était vaste, bien éclairée par trois portes-fenêtres qui menaient sur un balcon. Un lit deux places était situé dans un coin. Un bureau, deux étagères de livres et une table surmontée d’un ordinateur et d’une pile de jeux complétaient l’ameublement avec, en outre, un canapé et trois fauteuils de cuir.
-Alors, expliquez-moi ce qui s’est passé ! attaqua Vianney dès qu’ils se furent installés dans les sièges. Mathias, je croyais que Wandri’le et toi deviez dormir chez toi...Ta mère est au courant du changement de programme ? Tu veux l’appeler ?
L’expression qu’eut alors le visage de son ami l’inquiéta et lui fit comprendre qu’il avait commis une erreur. S’étant composé un visage impassible, Mathias se leva :
-Je vais me coucher, tu permets ?
Surpris, Vianney remarqua que son ami était fébrile, frémissant comme s’il avait de la fièvre. Il allait protester quand il vit Wandri’le lui faire signe d’acquiescer. Il obéit.
-Oui, ta chambre est celle juste à droite, la bleue. Elle est déjà faite.
-Merci.
Mathias les salua à peine avant de quitter la pièce en refermant la porte. Il connaissait bien la chambre que lui avait laissée son ami, c’était celle où il dormait habituellement lorsqu’il venait. Il se déshabilla rapidement, retira son appareil et se coucha, pressé de s’endormir, pressé d’oublier cette soirée, pressé de s’évader...
De l’autre côté du mur, une longue discussion commença, entrecoupée de bâillements. Ni Wandri’le, ni Vianney ne dormirent beaucoup cette nuit-là. L’Eridain s’absenta même durant plus d’une heure afin de se livrer à une mystérieuse besogne.

^^
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MessageSujet: Re: + Eridan +   Lun 02 Juin 2008, 22:20

^^ toujours aussi super je sais plus trop quoidire a par que ce super bien
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