Arthur Ténor


 
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 Les disparus [fantastique]

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MessageSujet: Les disparus [fantastique]   Sam 27 Juin 2009, 23:33

Bonsoir à tous !
Je viens de remarquer sur ce forum la partie concernant nos écrits. J'aimerais donc poster mon début de roman. J'ai déjà eu quelques critiques, mais plus on en a, mieux c'est ! J'espère que vous allez aimer ! Désolée si j'ai laissé des fautes de frappe. Je poste pour le moment le début du chapitre I. Bonne lecture !

Résumé : Tout bascule le jour où Alice semble disparaitre aux yeux des autres. Dès lors, de nombreuses questions sont posées : Pourquoi plus personne ne peut la voir ? Et pourquoi s'est-elle réveillée, ce matin là, avec deux entailles à la gorge ?



******************************


Très chère Lucie, ma sœur.

Oui, tu as bien lu ces mots, et garde-les gravés dans ton cœur, car c’est peut-être la dernière fois que tu les lis. En effet, tu n’as plus entendu ces sons depuis le jour de ma disparition, il y a trois ans de cela. Ton cœur devrait se remplir de joie à la seule idée que je puisse t’écrire, mais détrompe-toi. Cette lettre va sûrement te bouleverser, mais je te dois de nombreuses explications, dont une capitale : Pourquoi ai-je disparue ? C’est la question que t’es posée chaque jour depuis trois ans, je le sais. Je te connais assez bien pour avoir remarqué cette once de tristesse dans ton regard.
Oui Lucie, chaque jours, depuis ma disparition, j’ai été là, à te voir grandir sans pouvoir t’offrir toutes les sorties que je t’ai promises. On s’entendait si bien. Enfin bref, je m’attarde. On ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour t’écrire, alors je ne dois pas m’éterniser.

Tout d’abord, il faut que tu croies tout ce que je vais te raconter dans cette lettre. Tu sais bien que jamais je ne pourrais te mentir, encore moins quand l’heure est aussi grave. Alors je vais maintenant te raconter, ce qui a provoqué ma disparition, et pourquoi tu ne me reverras plus. Après, tu devras continuer à vivre ta vie comme tu as réussi à le faire pendant ces trois dernières années, et tu feras comme si cette lettre ne t’étais jamais parvenue.
Malheureusement, beaucoup de choses te seront floues, car les lois nous interdisent, de révéler des informations capitales.

Tout a commencé ce matin là, il y a trois ans. Je m’en rappelle comme si c’était hier. J’allais me lever et me préparer à aller au lycée, comme tous les jeudis depuis le début de l’année scolaire et bien avant. Mais soudain, un mal me scotcha net, et je reposai ma tête sur l’oreiller, tout en passant un doigt à l’endroit de ma brûlure. Je fis le contour de mon cou et sentit, sur ma gorge, deux grosses traces. Elles semblaient tellement briller que je devinai qu’il s’agissait de traces rouges, bien que ne pouvant voir ma gorge, je n’en fus pas sûre. Je n’eus pas le temps de réfléchir plus car maman entra dans la chambre et alluma la lumière. Un instant, elle me fixa. Ou du moins, c’est ce que je croyais. Puis elle se mit à hurler des « Alice, Alice, où es-tu ? ». Pendant une demi-heure, la maison fut fouillée de fond en comble sans que ni papa ni maman ne me trouve. Mais vois-tu, Lucie, j’étais encore dans mon lit à ce moment là. Il m’a fallu trois longues années pour comprendre cet évènement, trois longues années auxquelles mon âme n’a pas trouvé la paix. Le soir, j’ai vu les parents t’annoncer la nouvelle de ma disparition. Tu connais la suite, je suppose qu’il ne sert à rien de remuer le passé.

Voilà Lucie, je ne peux te dire que ça. Maintenant, mon âme a enfin trouvé la paix et je suis prête à disparaitre pour de bon. Je répugne à te quitter mais je dois aussi penser à moi. Nous nous retrouverons au ciel quand le temps sera venu pour toi de quitter la Terre. Mais j’ai fait en sorte de te protéger. Ainsi, j’ai déplacé la grosse croix que mamie m’a offerte pour mon baptême et je l’ai placée bien en vue dans ta chambre. Ce fut un bonheur de constater que tu l’avais laissé. Surtout ne la décroche pas, c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour te sauver et t’empêcher de vivre ce que j’ai moi-même vécu.

Demain, vous trouverez mon corps dans une des petites rues près du lycée. Laisse croire aux gens que j’ai été fauchée par une voiture, et console-les.

Mon temps est écoulé, je ne peux t’en dire plus. Au revoir Lucie, je te souhaite une vie remplie de joie comme l’a été la mienne avant ce fameux jour. Ces 15 ans sur Terre m’ont apprit énormément de chose.

Je t’embrasse, ma petite sœur.
Alice


*******************

Voilà, j'espère que vous avez aimé ce début. J'accepte bien sûr tous les commentaires, qu'ils soient positifs ou négatifs. Dans les quelques critiques que j'ai reçues, on m'a dit que le début de la lettre tournait beaucoup trop en rond par rapport à la suite. Voilà voilà, tous à vos plumes !
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Bourinatorette

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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Dim 28 Juin 2009, 15:58

Pas mal... Pas mal...
Mais (et oui, il y a toujours un "mais" avec moi), on y croit pas vraiment (par "on" j'entends moi bien sûr).
Je m'explique : c'est original, mystérieux, on a envie de savoir pourquoi, mais (et oui, il est toujours là) il reste comme une distance entre ce qui est dis dans la lettre et le lecteur (moi en fait). On ne...Ok, j'arrête avec on...Je n'est pas réussi à immergé (bon, là on dirait un test de natation que j'ai raté (arrête avec on!! (ah oui, ok, on arrête (elle est folle( pardon, on est folle))))STOP!!!
Ok, désolé pour ton jeune cerveau, de devoir subir toutes mes élucubration... Tu risque de devenir aussi folle que moi!! Au fait, ton dictionnaire t'appelle... Et on est pas si folle que ça en fait (Arrête avec mais!! (quel mais? (bah on..)))
On disais donc : On arrive pas à immerger totalement dans l'histoire (désolé pour le on) mais (JE VAIS TE TUER) il n'empêche que c'est bien fait et on ( ) est très contente!!
Si tu n'as rien compris, ne t'en fais pas , cela veut dire que tu est saine mentalement, contrairement à on, non c'est pas ça, à nous, non plus, à moi je veux dire.
Je vais essayer de faire le bilan, concentration....
Je suis prête :
Très bien, mais pas assez vraisemblable à mes yeux (j'ai dis mes, ni mais, ni on ni nous !! Halleluyah )

Phrase pour conclure : désolé pour ton cerveau.


(J'esspère, que tu à compris : on est pas comme ça en vrai mais on rigole )

+continue à écrire, on trouve que tu te débrouille très bien!!
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Dim 28 Juin 2009, 22:02

Merci pour ton commentaire.
Donc si j'ai bien compris, on y croit pas vraiment. Que me suggères-tu pour m'aider à m'améliorer sur ce point là (si tu as des suggestions bien sûr) ?
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Bourinatorette

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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Lun 29 Juin 2009, 00:43

Je ne sait pas vraiment..Ok, j'essaye d'éclaircir :
En fait, je donne un exemple :
"Malheureusement, beaucoup de choses te seront floues, car les lois nous interdisent, de révéler des informations capitales.

Tout a commencé ce matin là, il y a trois ans. Je m’en rappelle comme si c’était hier. J’allais me lever et me préparer à aller au lycée, comme tous les jeudis depuis le début de l’année scolaire et bien avant."


Je trouve que entre ces deux paragraphe, ça enchaîne trop vite : si des services secrets ou je ne sais trop quoi (d'ailleurs, j'aimerais bien savoir^^) me proposait d'écrire une lettre d'adieu à ma petite sœur, eh bien, j'entrerais plus doucement dans le sujet, doucement... On dirait qu'on zap entre ces deux parties...

Autre chose : "mon âme a enfin trouvé la paix et je suis prête à disparaitre pour de bon. Je répugne à te quitter mais je dois aussi penser à moi. Nous nous retrouverons au ciel quand le temps sera venu pour toi de quitter la Terre"
Je trouve ça trop brutal pour une lettre d'adieu.Encore une fois, douceur...

Enfin : "Ces 15 ans sur Terre m’ont apprit énormément de chose."
Bien trop cul cul pour un adieu, on se croirait dans les feux de l'amour!

Rien ne ma réellement choqué dans le reste...Sans ça je me serrais surement laissé prendre plus facilement...
Donc voilà, c'était mon avis. Prends en ce que tu veux...

(vous avez vu, on est pas folle!! )
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Lun 29 Juin 2009, 13:35

Je vois mieux ce que tu veux dire : Alice, en écrivant sa lettre, a été trop brusque avec son adieu. Ce que tu dis m'aide beaucoup, je vais essayer d'amléiorer ça. En attendant, je mets la suite !
Merci beaucoup en tout cas pour ton aide !
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Lun 29 Juin 2009, 13:35

Lucie décrocha la magnifique croix qui pendait à son coup et la déposa délicatement sur la tombe d’Alice. Elle ne put détourner son regard de l’endroit où reposerait désormais le corps de sa sœur. Des larmes s’échappèrent de ses yeux avant de couler lentement sur ses joues. Pourquoi le destin avait-il joué un tour pareil à la famille Shester ? Une main réconfortante se posa sur l’épaule de la jeune fille. Malgré sa profonde tristesse, Rachelle savait être forte. Mais elle n’en revenait toujours pas qu’après trois ans de disparition, sa sœur aie pu bêtement être fauchée par une voiture.

- Tu es sûre que tu ne veux pas la garder ? murmura-t-elle enfin, la voix enrouée par l’émotion.
Lucie, sans se retourner, laissa sortir quelques mots en guise de réponse. Chaque syllabe lui arrachait des sanglots.

- Non, Alice tenait à sa chaine… Elle aurait voulu la garder…
Pure mensonge. Alice avait bien précisé que la croix devait absolument rester dans la chambre de Lucie. Mais dorénavant, cette dernière ne parviendrait plus à regarder ce bijou sans penser à la lettre. Alors mieux valait s’en débarrasser immédiatement.

- Tu as fini, Lucie ?
- Je crois que oui.
Les deux filles quittèrent le cimetière à pas lents. Lorsqu’enfin elles passèrent la grille, elles souhaitèrent à Alice un heureux éternel repos.
*********************************

- Il est temps, Alice.
- Accordez-moi une dernière minute, je vous prie.
- Soit.
Je m’avançai lentement et me plaçai à quelques centimètres de ma tombe. Enfin, j’aperçus l’objet que Lucie tenait. Je la fixai avec des yeux suppliants, mais à quoi bon ? Elle ne pouvait me voir. Ni Rachelle.
Je me mis à genou et poussai un hurlement désespéré.
L’obscurité m’envahit.
*********************************
3 ans plus tôt, jeudi 4 Juin 2009
Ce matin là, tout annonçait que la journée allait se dérouler comme les autres : De la chambre, on entendit le micro-onde tourner, on sentit les bonnes odeurs du pain grillé, et on ronchonna quand Lucie fit un terrible boucan pour partir au collège. Mais rien ne se passa comme prévu.
Alice se réveilla sans se soucier de rien. Elle traina quelques instants au lit et laissa ses yeux engourdis de sommeil se réveiller totalement. Ce fut au moment où la jeune fille voulut se redresser que la douleur survint. Elle reposa lourdement sa tête sur l’oreiller et passa un doigt sur sa gorge. Elle sentit deux grosses traces. A ce moment là, ces entailles se mirent à briller. On aurait dit des blessures fluorescentes. Leur éclat rouge illumina la chambre. Mais malheureusement, Alice n’eut pas le temps de réfléchir à cet étrange évènement. En un clin d’œil, la pièce fut de nouveau envahie par le noir tandis que la porte s’ouvrit.

- Maman… Ma gorge…
La lumière s’alluma enfin.
C’est à cet instant que les ennuis commencèrent. Mme Shester sembla fixer Alice avec étonnement d’abord, puis avec inquiétude. Pour finir, son visage afficha un air de panique. Tout à coup, elle quitta la chambre en criant des : « Alice, Alice ! Où es-tu ? ». Bientôt, papa et maman se mirent à chercher Alice dans toute la maison. Et la jeune fille, dans tout ça ? Bien sûr, elle ne resta pas assise là, sur son lit et les bras croisés. Elle tenta de parler à ses parents, mais ils ne semblèrent pas l’entendre. Elle essaya alors une autre tactique : Elle poussa sa mère le plus violemment possible. La scène suivante en fut presque ironique : On vit Mme Et Mr Shester s’éloigner tandis que qu’Alice, ayant rebondi sur sa maman, venait de se vautrer par terre.
Elle n’eut même pas le courage de se relever. Découragée, elle décida de rester là, allongée sur son tapis, jusqu’à ce que la faim et la soif aient raison d’elle. Après tout, si personne ne pouvait ni la voir ni l’entendre, la vie ne valait plus la peine d’être vécue. Elle resta donc là toute la journée, comptant, pour passer le temps, les secondes qui s’écoulaient. Mais la concentration la lâcha bien vite, car une autre chose vint la préoccuper : Son coup. La blessure recommençait à la brûler, et plus le soleil se levait, plus la douleur semblait s’accentuer.
Une bonne partie de la journée s’écoula ainsi, sans qu’Alice n’esquisse le moindre mouvement. En la regardant bien, on constata même qu’elle ne respirait plus. Etait-elle morte, dans ce cas ? Tout laissait croire que oui : Ses yeux, toujours ouverts, ne clignaient plus. Son visage affichait un air de sérénité, et sa peau commençait même à pâlir. Alors, morte ou vivante ? C’est la question qu’on se pose tous. Pour y répondre, observons la suite des évènements.
Lorsque Lucie rentra, ce soir là, elle dévala les escaliers et s’enferma aussitôt dans sa chambre pour expédier ses devoirs. Visiblement, elle n’avait pas encore été mise au courant de la triste nouvelle. Mais revenons-en à Alice. Celle-ci fut violemment écrasée au passage de sa sœur. A ce moment là, ses yeux se mirent à cligner. Sa respiration reprit et son corps s’anima.
Rien de plus ne se produisit pour le moment. Elle resta ainsi, dans un état second, jusqu’à ce que la nuit tombe. Quand les derniers rayons du soleil disparurent enfin, Alice retrouva ses esprits, et la brûlure de sa gorge cessa.
Quelques minutes s’écoulèrent encore en silence, sans que la jeune fille ne daigne se relever. Au bout d’un moment, des éclats de voix résonnèrent dans la maison. On entendit Lucie hurler :

« Non, elle n’a pas disparue, vous mentez ! »

Des bruits de pas retentirent, les escaliers commencèrent à craquer. Alice, ne voulant pas de nouveau se retrouver sous les pieds de Lucie, jugea bon de se relever. Juste à temps, car sa sœur déboula comme une furie et claqua violemment la porte de sa chambre.
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Bourinatorette

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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Lun 29 Juin 2009, 17:42

J'aime beaucoup plus cette partie, même si le passage de je à elle est étrange...
Je n'aime pas vraiment le premier paragraphe, il est mal tourné.
Sinon, bien mieux, on dirait du Stephen King!!
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Lun 29 Juin 2009, 19:07

Merci beaucoup !
Mais pourquoi trouves-tu que le premier paragraphe est mal tourné ?
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Bourinatorette

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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Lun 29 Juin 2009, 19:09

Je sais pas, ça sonne faux.. c'est pas fluide, ce n'est pas non plus totalement clair... Y a un truc qui gène, je sais pas quoi...
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Mar 30 Juin 2009, 17:53

Chapitre II : Confessions


Vendredi 5 juin 2009
Cher journal,

Ce cauchemar finira-t-il un jour ? Parfois, j’aimerais bien croire qu’il ne s’agit que d’un rêve insignifiant. Que toute cette peine que j’éprouve, que toutes ces larmes que je me retiens de verser, ne soient que le fruit de mon imagination. Que me reste-t-il, au final ? Ce piteux carnet sorti tout droit de mon placard, qui finalement est le seul endroit où je peux me délivrer de cet enfer. J’ai décidé d’y raconter les derniers jours de mon existence, ceux qui précéderont ma mort de faim et de soif. Peut-être qu’un jour, quelqu’un trouvera ce carnet et sera en mesure de lire ce que j’ai écrit. Qui sait, un individu pourrait très bien se réveiller un jour avec deux entailles à la gorge ! Au diable le monde fantastique !
Je m’en vais surveiller Lucie, bien que maintenant je ne puisse plus l’aider.
Alice Shester.

Samedi 6 juin 2009
Cher journal,

Comme tu peux certainement t’en douter, l’ambiance n’est pas au top, à la maison. Lucie ne parle quasiment plus à personne. Maman pleure sans cesse. La pauvre, elle me donne mal au cœur. Si du moins il m’en reste un. Qui sait ce que ces deux entailles peuvent encore cacher ! Quand à papa, il se met à faire des heures supplémentaires, alors que nous n’avons jamais manqué d’argent !
Je n’ai pas beaucoup dormi, cette nuit. A peine sept heures. Et mes yeux me piquent atrocement. Je mets ça sur le compte de la fatigue.
J’arrête d’écrire, à demain.
Alice.

Mardi 9 juin 2009
Cher journal,

Depuis samedi, je n’ai pu écrire une seule ligne : Mes yeux me brûlaient trop. Je suis restée dans le noir de nombreuses heures. Et ne crois pas que mon état s’est amélioré. Disons plutôt qu’il a évolué : Certes, il n’est plus question pour moi d’allumer la lumière, mais j’arrive maintenant à voir dans le noir, et très nettement. Chaque petit détail de ma chambre, je peux le voir. Détails que je ne connaissais même pas avant !
Hier, j’ai eu le malheur de croiser mon reflet dans le miroir. Des larmes me sont venues quand j’ai constaté que la couleur noisette de mes yeux avait été remplacée par une horrible teinte rouge sang.
Qu’est-ce qui va encore changer en moi ? Vais-je physiquement devenir un monstre ? Et mon cœur, restera-t-il pur ? Je pleure souvent en songeant à la suite de « ma vie ». Mais ai-je seulement un avenir ? Rien n’est moins sûr.
Alice

Mercredi 10 juin 2009
Cher journal,

Voilà maintenant presque une semaine que j’ai disparu aux yeux des autres. Personne n’a eu le courage de pénétrer dans ma chambre. Je les comprends très bien, et je m’en réjouis. Je préfère qu’ils laissent les volets fermés, ils m’éviteront ainsi d’inutiles souffrances. Chaque jour, quelque chose en moi change. Mais je viens juste de remarquer le plus surprenant : Je ne suis pas morte, alors que je ne me suis plus alimentée depuis jeudi. Et je n’ai même pas faim ! Tout ça me surprend tellement que la tristesse n’a plus le temps de prendre une place importante dans mon cœur.
Mes yeux m’ont enfin laissé tranquille, ce qui n’est pas le cas de ma gorge. Elle me brûle à un point, tu ne peux pas imaginer ! Et là, je ne parle pas de mes entailles, mais bien de l’intérieur de ma gorge. Rien de ne peux atténuer la douleur, j’ai même essayé de prendre quelques médicaments à mes parents. Tu parles, ça n’a eu aucun effet ! Par chance, ils n’ont pas remarqué la disparition de ces petits comprimés. J’imagine déjà le pauvre innocent qui serait puni par la loi à cause de moi.
Alice

Samedi 13 juin 2009
Cher journal,

Nouvelle anecdote à rajouter à mon journal ! Ma petite aventure est survenue pendant la nuit (et oui, maintenant je ne dors plus. Mon corps n’a plus besoin de sommeil, et rêver me manque déjà). Puisque plus d’une semaine était passée depuis ma disparition, j’ai pensé que je pourrais peut-être refouiller ma chambre en quête de beaux souvenirs. Pour commencer, le placard. Au moment où je l’ai ouvert, j’ai cru m’étouffer. Je n’arrivais plus à respirer, on aurait dit que mes poumons allaient exploser ! Et le pire : Je ne pouvais plus bouger mes jambes ! Pourtant, rien n’aurait pu me faire un tel effet. Il n’y a pas grand-chose dans mon placard : Des vêtements, une couette que je sors en hiver, des petits instruments de musique à vent, et quelques bijoux aussi : Un médaillon avec la photo de Justin (mon amoureux, et pour toujours) dedans, la croix que mamie m’a offerte pour mon baptême, un collier de perle, deux bracelets que j’ai obtenu gratuitement et une bague. Pourquoi ai-je subitement eu cette sensation ? Et aurais-je pu mourir ? Dans ce cas, j’aurais volontiers laissé mon placard ouvert. Mais je pense qu’il se serait produit autre chose. Seulement, j’ignore quoi.
Alice

Mardi 16 juin 2009
Cher journal,

Je ressemble à un monstre, tout simplement. Ce matin, j’ai décidé de retourner observer mon reflet. Peut-être mes yeux étaient-ils redevenus noisettes. Mais qu’ai-je croisé dans le miroir ? Un visage que je ne reconnaissais guère. Les yeux de cette fille prenaient une teinte rougeâtre, ses dents étaient pointues, ainsi que ses oreilles. Seuls ses cheveux restaient normaux, d’une belle couleur noire. Non, ce ne pouvait être moi !
Je n’en peux plus de rester comme ça à ne rien faire. Maintenant, la tristesse est revenue, je passe mes journées à me demander quoi faire et à cogner contre les murs. De toute façon, personne ne m’entend ! Il ne sert à rien de continuer à écrire dans ce fichu carnet. Ce soir, quand les derniers rayons du soleil auront disparus, je sortirais. Je dois absolument découvrir le pourquoi de tous ces changements. Maintenant, je vais ranger ma plume et déposer mon carnet au fond d’un tiroir. Bon vent, cher journal !
Alice Shester.
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Mar 30 Juin 2009, 22:47

Très bien, on si croit!! Vraiment bien, c'est le mieux de ce que tu as posté.
Oui, mais, et oui, oui mais.....
Tous ça c'est bien, mais Alice, elle a peur de rien? Elle trouve ça normale ce qui lui arrive? Quand elle voie sont reflet, elle pleure, moi j'aurais été effrayé, je serait devenu folle, mais pas elle?

Donc, voilà ça fait partie des seuls petits détails qui m'ont génés;

Autre truc, elle s'adresse à son journal de façon bizarre...

Sinon, vraiment bien. On y croit!

(vite, la suite!!)
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Mer 01 Juil 2009, 11:19

Pour la façon dont elle s'adresse dans le journal, oui, c'est vrai que ça peut paraitre un peu trop retravaillé pour une ado de 15 ans. Mais je vais laisser comme ça pour le moment.

Pour ce qui est des sentiments, merci de m'avoir signalé ça. Je vais essayer d'en mettre encore plus.

Et merci de m'avoir lu jusqu'ici !
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Mer 01 Juil 2009, 21:38

Mais, c'est plutôt moi qui te remercie, c'est pas moi l'auteur!!
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Sam 04 Juil 2009, 16:22

Chapitre III : Animus

Alice fut accueillie par de nombreuses sensations lorsqu’elle sortit. Pour la première fois depuis presque deux semaines, elle se sentait à l’aise. Comme cela lui faisait du bien de se faire caresser le visage par cette légère brise ! Il lui semblait être passée des années à l’intérieur, enfermée, et qu’elle découvrait le plein air sous un autre angle. Oui, elle était heureuse, tout simplement. Tandis qu’elle rêvassait, elle se mit à marcher. Après tout, cette nouvelle vie effacée aux yeux des autres n’avait peut-être pas que des mauvais aspects. Elle pourrait faire ce qu’elle voudrait et surtout devenir une détective ! Lorsqu’elle était enfant, voilà le métier qu’elle souhaitait faire. Maintenant, elle préférait les travaux scientifiques, mais cette idée n’avait jamais quitté son esprit. Alice continua à marcher lentement, sans but précis. Elle souhaitait profiter de cette soirée avant de commencer son enquête. Elle arriva au parc qu’elle fréquentait souvent, enfant. Elle s’installa sur un banc à l’écart des autres et observa quelques enfants qui faisaient une partie de football. Ses yeux se remplirent de larmes, tandis qu’elle voyait tous ces petits êtres débordant de joie. Elle aurait tant voulu être l’un deux ! Un jeune garçon sans soucis, ou même cette petite fille qui jouait à la poupée avec sa maman ! Ils avaient tous l’air si innocent ! Un ballon arriva à ses pieds. Alice leva la tête et constata qu’il venait de la bande de gamins qui jouait au foot. Histoire d’être gentille, elle voulut leur renvoyer le ballon. Mais lorsqu’elle donna un coup de pied dedans, il ne bougea pas d’un millimètre, et le seul résultat qu’elle obtint fut de crier suite à la douleur que ce coup lui causa. Visiblement, elle ne pourrait plus déplacer un seul objet. Une grande tristesse s’empara de la jeune fille. Combien de contacts lui restait-il avec les autres ? Il lui semblait qu’à chaque seconde, quelque chose en elle changeait et l’éloignait plus des « vivants ». Dépitée, Alice se leva et quitta le parc. Autant commencer son enquête immédiatement. Plus vite elle éclaircirait le mystère, plus vite elle pourrait se délivrer de cet enfer. Elle se mit à courir. Première destination prévue : la bibliothèque, en espérant qu’elle pourrait toucher les livres, les ouvrir et les lire. En à peine cinq minutes au lieu des dix habituelles, Alice était presque arrivée, il ne lui restait plus qu’une rue à traverser. Malheureusement, elle ne vit pas cette voiture qui roulait à une vitesse ahurissante… Le choc fut inévitable. Alice fut violemment percutée par le véhicule, et la seconde d’après, il lui sembla qu’elle s’envolait. Quelques secondes plus tard, elle retombait par terre et le noir l’envahissait.
La mort… Alice l’avait toujours imaginé comme une délivrance, un paradis. Un bien être en soi… Que son âme soit séparée de son corps, qu’une lumière apparaisse… Tout le contraire de ce qu’elle « vivait » en ce moment.

Elle se trouvait dans une sorte de salle sans mur, sans mobilier, et plongée dans le noir. Elle marchait, encore et encore, mais plus elle avançait, plus loin semblait le paradis.
Un être de lumière se dessina soudainement devant Alice. Elle s’arrêta et fixa l’individu. Quelques gouttes de sueur coulèrent le long de sa nuque, mais elle n’avait pas peur. Au contraire, elle était particulièrement calme, et une grande sérénité s’empara d’elle. L’être parla :
« Bienvenue dans mon monde, Alice ! »
La jeune fille ne semblait plus elle-même, elle était dans un état second. Ainsi, que cet étranger connaisse son prénom ne l’inquiéta nullement. Elle ne répondit rien et se contenta de hocher la tête pour montrer qu’elle avait bien entendu.
« Je suis Animus, le gardien de ce monde ».
Le visage d’Alice ne laissait apparaitre aucun sentiment. Bougeant à peine les lèvres, elle murmura :
« Vous êtes un esprit… »
L’être de lumière ne sembla absolument pas surpris. L’adolescente n’apercevait qu’à peine son visage, mais elle devina qu’il souriait.
« Rejoins-moi au palais de lumière, Alice. N’oublie pas ceci.
- Très bien, je vous y rejoindrai.
- Nos chemins se recroiseront, à très bientôt ! ».
La lumière qui entourait l’inconnu s’éteignit, et l’être de lumière changea de forme. Alice quitta soudain son état second, et la peur s’empara d’elle : Elle se trouvait devant un homme muni d’une cape. Sa peau, extrêmement pâle, le confondait à un mort. Il arborait un sourire vicieux, un sourire qui n’annonçait rien de bon. Il s’approcha lentement d’Alice. Bien que terrifiée, elle ne bougea pas. Ses jambes refusaient de s’enfuir. L’individu se pencha vers elle, et elle reconnut le visage de Justin, son amoureux.
« Jus… Justin ? Que…
- Ne parle pas, mon amour… ».
La jeune fille fut rassurée d’entendre ces mots. Justin l’appelait toujours comme ça. Maintenant qu’elle était avec lui, toute peur l’avait quittée. Il continua de s’approcher et de se pencher, et son visage changea à nouveau. L’homme à la peau pâle réapparut et posa ses lèvres sur sa gorge, à l’endroit de ses deux entailles…


Alice ouvrit les yeux et se mit à respirer bruyamment. Il lui fallut quelques secondes encore avant qu’elle ne retrouve ses esprits. Elle tourna la tête et observa les alentours, tout en essayant de se remémorer ce qui venait de se produire. Bientôt, des images apparurent à elle : La voiture, le choc, l’inconscience et le rêve… Tout en essayant de se relever, elle constata qu’elle était sur le trottoir, à présent. Quelqu’un l’avait-il déplacé ? Les yeux de la jeune fille se mirent à la brûler, interrompant ses réflexions. Quand elle se rendit compte qu’il faisait déjà jour, elle décida de rentrer et de remettre ses questions à plus tard.
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Bourinatorette

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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Sam 04 Juil 2009, 23:23

Toujours bien,
Quelques trucs Animus....mouais, bof bof le nom....
Et "son amoureux" ça fait cour de primaire, je sais pas moi, le garçon qu'elle aimait, son amour à la rigueur.. mais son amoureux....

(impatiente de la suite...)
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Sam 04 Juil 2009, 23:38

Pour Animus, je sais que ça fait bizarre mais j'ai choisi en fonction du latin (ben oui, faut bien que les langues anciennes me servent à quelque chose mdr). Il veut dire "l'esprit" ou "l'âme" en latin, ça rend ce personnage assez mystérieux je trouve.
Pour son amoureux, je suis d'accord, je vais sûrement changer ça par "son copain".
Merci beaucoup à toi de continuer à venir me lire et me commenter !

Une dernière chose : je posterais bientôt le chapitre IV, avant jeudi, mais ce sera sûrement le dernier avant trois semaines => je pars en colo.
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MessageSujet: Re: Les disparus [fantastique]   Lun 06 Juil 2009, 23:36

Bonne colo alors, euh, animus ça veut pas dire aussi courage
Pour les nom à consonance étrange, essaye avec des double voyelle, ae, ie, oa, ui, et cetera (^^)
Aemus, je trouve ça déjà plus joli par exemple...Aemius... je sais pas...ça fait un peu trop féminin...
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